INTERVIEW ALAIN BERSET
À l’école, j’étais assez moyen

Par Michel Guillaume, Catherine Bellini - Mis en ligne le 15.12.2011 à 10:11

LA GRANDE INTERVIEW. Avant d’entamer une fulgurante carrière politique, l’élu fribourgeois a voulu sortir des rails. Il raconte son périple sud-américain, son amour du jazz et son rapport au pouvoir. Et avoue qu’il a déjà pensé à l’après-Conseil fédéral.

L’enfance

Quels sont vos premiers souvenirs d’enfance?

Vers l’âge de 3-4 ans dans un train, nous revenions en famille d’un championnat suisse de cross. Comme il n’y avait plus de place dans le compartiment, j’ai fait le trajet couché sur des vestes à l’endroit où l’on mettait les bagages, au-dessus de la tête des passagers. Aujourd’hui, on ne pourrait plus faire cela avec un enfant… Je me souviens aussi de la veille, à son domicile, d’une arrière-grand-mère juste avant son décès.

Cela ne vous a pas fait peur?

Non. Etonnamment, je n’ai pas eu peur. Mais j’ai réalisé que c’était un moment particulier pour la famille. Vivante, cette arrière-grand-mère m’avait souvent offert soit une pièce de cinq francs, soit une canne en plastique transparente remplie de bonbons.

Vous vous êtes plu à l’école?

C’est bien allé en primaire à Belfaux. En secondaire à Fribourg, c’était la découverte du monde. J’ai appris à prendre le train, à survivre face aux plus grands. J’ai senti le clivage ville-campagne, qui s’est pourtant assez vite estompé.

Etiez-vous déjà un surdoué à l’école?

Non, j’étais un élève assez moyen. A l’école secondaire, j’avais une moyenne de 5,2 sur 6. Au collège, entre 4,6 et 4,8. Le sport et la musique me prenaient beaucoup de temps.

Votre papa vous pousse vers l’athlétisme, votre maman dans le chœur des Marmousets. Vous ne vous êtes jamais révolté?

Du moment que j’étais heureux, il n’y avait pas de raison de me révolter. Je viens d’une famille qui a toujours été très active dans le tissu associatif local. Comme tout le monde faisait du sport, je m’y suis mis naturellement, sans qu’on doive m’y pousser. En fait, je n’ai connu qu’une phase difficile vers 17 ans, lorsque mon père est aussi devenu mon entraîneur. Il m’est arrivé de l’engueuler sans que ce soit justifié.

L’athlétisme, c’est la noblesse du sport!

C’est surtout très dur. Et très sale. En hiver, lors de la saison de cross, on patine dans la gadoue, on court en cuissettes par moins de zéro. Même si j’avais des pointes de 21 millimètres, il m’est arrivé de perdre une chaussure dans la boue ou la neige.

Vous avez été champion romand du 800 m. Vous avez rêvé de participer aux Jeux olympiques?

Oui, cela aurait été fantastique. Mais j’ai vite dû me rendre à l’évidence. D’autres étaient plus doués que moi.

Que vous a appris l’athlétisme?

A travailler et à gérer le stress. On bosse tout un hiver – en salle de musculation et à l’extérieur par tous les temps – pour gagner une seconde sur 800 mètres au printemps suivant. Je n’ai jamais ressenti de plus grande trouille que lors de la première compétition de la saison. Le travail hivernal allait-il payer ou non? Parce que, sur 800 mètres, la moindre erreur se paie. Et il n’y a pas tellement de courses pour se rattraper.

Et en tant que candidat au Conseil fédéral, étiez-vous tendu?

Le sport m’a justement appris à gérer ces situations. Lors de l’audition devant les groupes socialiste et PLR, j’ai parfois ressenti un grand stress, mais pas de peur. Et puis, entrer dans la salle de groupe d’un autre parti, cela n’arrive qu’une fois dans une vie. Comme sur une piste d’athlétisme, il s’agit donc de transformer ce stress en énergie, en performance, et d’éviter qu’il ne vous paralyse.

Comment s’est déroulé votre éveil en politique?

A la table familiale, nous parlions beaucoup de sport et de musique, mais peu de politique. Mais je me rappelle avoir été très marqué par l’accident nucléaire de Tchernobyl et par la rencontre au sommet entre Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev à Genève en 1985.

Vous avez senti qu’une page d’histoire se tournait?

On sentait que ça bougeait un peu du côté de Moscou, sans deviner ce qui allait se passer. Aujourd’hui, on se rend compte de tout ce que cet événement a changé dans le rôle de la Suisse sur la scène internationale. A l’époque, dans un contexte de guerre froide, les grands de ce monde avaient besoin de nos bons offices. Aujourd’hui, ils se téléphonent ou se croisent dans les nombreux sommets auxquels ils participent. En Suisse, on accueille surtout des rencontres multilatérales désormais.

 

Le rapport à la musique

Le jazz, pour vous, c’est une évasion ou une discipline?

La musique a toujours pris beaucoup de place dans ma vie. Nous avons toujours chanté dans notre famille. Dès l’âge de 6 ans j’ai fait du piano classique puis je suis passé au piano jazz vers 18 ans.

Vous avez pris des cours?

Oui, avec le professeur Christophe Tiberghien, un pédagogue très brillant. Car le jazz aussi est très codifié, y compris l’improvisation.

Pourquoi cet amour de l’improvisation?

Il me faudrait un piano pour vous répondre! L’improvisation est fortement liée à un état d’esprit à un moment donné. J’aime chercher de nouveaux accords, des choses qui sonnent bien.

Pas du free-jazz, donc?

Non, j’ai de la peine avec le free-jazz. J’ai une approche de la musique qui est assez simple. Je n’aime pas la musique trop intellectualisée, je n’aime pas les prises de tête, au cinéma non plus d’ailleurs. J’aime bien quand ça bouge.

Votre goût de l’improvisation est-il un atout en politique?

Faire de la politique, cela ressemble à jouer du jazz dans un ensemble. On essaie de dégager quelque chose d’harmonieux, en prenant soin d’écouter ce que font les autres. Et lorsqu’on ne se connaît pas, le regard est aussi important que l’oreille. Il faut s’adapter aux autres mais savoir où on va.

Etre conseiller fédéral, c’est être plutôt dans le lyrisme de Bill Evans, la folie de Thelonious Monk, ou dans une version de «Lyoba» par Thierry Lang?

Bien sûr, j’apprécie chacun de ces musiciens. Bill Evans reste ma référence musicalement parlant. Monk, c’est plus compliqué, moins accessible. Avec Thierry Lang, nous avons joué à quatre mains lors de la fête organisée à Belfaux lorsque je suis devenu président du Conseil des Etats. C’était fantastique, un moment très fort.

 

Les liens entre les Suisses

Les Suisses savent de moins en moins les langues nationales. Inquiétant?

Oui, c’est un sujet d’inquiétude. En Suisse, la compréhension des langues nationales est quelque chose qui tend à diminuer de part et d’autre de la Sarine. C’est notamment dû au fait que de plus en plus de cantons privilégient l’anglais par rapport à la deuxième langue nationale. Cela ne peut pas rester sans conséquence. Il faut donc mettre la priorité sur les langues nationales.

Pour percer en politique sur le plan national, les Romands sont-ils désavantagés par la langue?

Il faut bien reconnaître que comme minoritaires, les Romands doivent bien maîtriser la langue de la majorité, soit l’allemand. Mais à Berne, je suis frappé par le respect mutuel qui règne entre Alémaniques et Romands. Il m’arrive de vivre des situations cocasses avec des Alémaniques. Je m’adresse à eux en allemand, et eux me répondent en français!

Vous parlez l’italien?

Je comprends les trois langues nationales, mais n’en parle que deux. La prochaine étape sera de m’exprimer en italien. Derrière la langue, il y a toujours une culture, une sensibilité qui se répercute sur l’approche des problèmes, le lien à l’Etat par exemple.

Pierre-Alain Rumley, l’ancien directeur de l’Office fédéral du développement territorial, a proposé une Suisse composée de neuf cantons pour redynamiser le fédéralisme. Entrez-vous en matière?

Le problème, c’est qu’on se heurte vite aux limites de cet exercice un peu artificiel, car il y a des cantons qu’on ne sait pas à quel espace rattacher.

Par exemple Fribourg!

Oui! Car c’est une démarche technocratique qui vient d’en haut, mais qui fait fi des réalités vécues dans le terrain. Même si l’exercice est aussi stimulant pour susciter la réflexion.

Précisément, Fribourg doit-il s’orienter davantage vers l’arc lémanique ou vers le Mittelland?

Fribourg est un canton pont, qui n’est pas plus sur une berge que sur l’autre. Cette logique de blocs a un côté binaire alors que dans la réalité, Fribourg est dans le prolongement de l’arc lémanique et de la région bernoise. L’arc lémanique n’est pas uniforme, la Suisse romande non plus. Heureusement, car cette diversité est une richesse, évidemment. Mais il existe tout de même une identité romande, due à notre langue commune.

Avec vous, il y aura quatre conseillers fédéraux du Mittelland. N’est-ce pas trop?

Ce Mittelland, je n’ai jamais compris où il commence et où il se termine exactement. Dire que Johann Schneider-Ammann et moi venons de la même région me paraît artificiel. Personnellement, je me sens plus proche de Lausanne que de Langenthal.

 

«FAIRE DE LA POLITIQUE, CELA RESSEMBLE À JOUER DU JAZZ DANS UN ENSEMBLE. ON ESSAIE DE DÉGAGER QUELQUE CHOSE D’HARMONIEUX, EN PRENANT SOIN D’ÉCOUTER CE QUE FONT LES AUTRES.»

 

Les Tessinois se sentent lésés de ne plus siéger au Conseil fédéral depuis douze ans. Que leur dites-vous?

Tant que le Conseil fédéral sera composé de sept membres, je ne pense pas que le Tessin puisse y avoir toujours un siège. Il a en revanche un droit légitime d’être associé régulièrement au gouvernement, comme d’autres régions d’ailleurs. Il faut entrer dans une logique «4-2-1», soit quatre Alémaniques, deux Romands et un Tessinois. Il n’est pas sain dans un pays d’opposer des minorités entre elles.

Votre camarade la Zurichoise Jacqueline Fehr propose donc d’élargir le gouvernement à neuf membres. Y êtes-vous favorable?

Il faut envisager cette démarche au-delà de la question régionale, dans une réforme institutionnelle de la direction de l’Etat. Cela ne me paraît pas être une priorité dans la situation actuelle par rapport aux enjeux cruciaux concernant l’économie, les relations internationales et l’énergie.

 

Le rapport au monde

Pourquoi avoir eu envie de traverser l’Amérique du Sud à l’âge de 18 ans?

Avant d’entrer à l’université, j’ai ressenti le besoin de faire une rupture avec une voie toute tracée. Le besoin de voyager, de faire mes propres expériences, bref, de sortir des rails.

Comment avez-vous financé cette aventure?

J’avais décidé de travailler sur place, mais il me fallait quelques milliers de francs comme viatique. Avant de partir, j’ai donc travaillé chez Tetra Pak, à Romont. Comme serrurier. Il y avait les cols blancs dans les étages supérieurs, les cols bleus en bas. La serrurerie, c’était la forge.

C’est là que vous avez découvert le monde du travail?

Ce n’était pas spécialement dur, mais j’ai dû respecter un rythme bien précis: me lever avant 5 h du matin pour être à 6 h à Romont, avec une semaine de 42 h. Je timbrais tous les jours.

Vos proches disent que vous être revenu «changé» de votre voyage. C’est vrai?

Ce fut un vrai passage accéléré et définitif à l’âge adulte. J’ai vécu des moments assez durs. Ma seule maison, c’était mon sac à dos. Je me suis beaucoup déplacé, souvent seul.

Vous vouliez travailler sur place. Où?

J’avais un contrat d’un an avec l’Alliance française comme prof de français à Fortaleza, au Brésil. Lorsque je suis arrivé làbas, le directeur m’a dit qu’il m’avait complètement oublié et qu’il venait d’engager quelqu’un d’autre. En un quart d’heure, tous mes plans se sont effondrés! Il m’est arrivé la même mésaventure que celle que raconte Nicolas Bouvier dans Poisson-scorpion. C’était hallucinant.

Et c’est ainsi que vous êtes devenu pianiste de bar à Recife?

Oui. J’ai trouvé un job grâce à une adresse repérée dans le Guide du routard. C’était dans un café assez chic. Le gérant m’a prêté un veston pour l’audition devant les clients. J’ai passé le test. Durant quelques mois, j’ai touché 500 dollars par mois, en travaillant du jeudi au dimanche.

Etes-vous devenu le confident de certaines clientes du café?

Oubliez tous les clichés que vous avez en tête! Je n’ai connu qu’un seul problème, lorsque des clients me demandaient des chansons populaires brésiliennes que je ne connaissais pas. Cela dit, je n’ai jamais eu ni l’ambition, ni les capacités de devenir un pianiste professionnel.

C’est vrai que vous avez eu des problèmes de visa?

Oui, c’était à Belo Horizonte. Les autorités brésiliennes m’ont dit que soit elles m’expulsaient vers la Suisse, soit elles m’obligeaient à quitter le territoire dans les 48 heures. Comme je voulais continuer mon voyage, j’ai regardé sur la carte pour gagner la frontière la plus proche. C’est ce que j’ai appris durant ce périple: me débrouiller seul.

Durant votre présidence du Conseil des Etats, vous avez visité l’Inde, la Russie, le Liban et la Syrie notamment. Que vous inspire la situation actuelle dans ce dernier pays?

On sentait bien qu’on était dans un pays très bien organisé, mais dans lequel une minorité accapare le pouvoir, dont la majorité sunnite est écartée. C’est une situation qui crée toujours des tensions.

Pouvait-on sentir ce qui est arrivé cette année?

Non, il faut être honnête. Personne n’a vu venir l’insurrection qui se produit aujourd’hui, moi non plus.

Les révolutions arabes vous ont-elles ému?

Emu, je ne sais pas si c’est le bon mot. Mais c’était très marquant de voir ces peuples qui s’engagent pour la démocratie et la liberté. D’un autre côté, cela ouvre des perspectives qu’il faut savoir gérer. Il ne faut pas être naïf. S’il est important qu’un pays sorte d’une dictature, il faut ensuite trouver une nouvelle organisation. La démocratie n’est pas donnée, elle s’apprend et s’entretient.

Au vu de la crise de l’eurozone, faut-il se réjouir que la Suisse ne soit pas membre de l’Union européenne?

Nous sommes de toute façon concernés par cette crise, car elle affaiblit nos principaux partenaires politiques et commerciaux et elle a renforcé le problème du franc en transformant notre monnaie en refuge par excellence. La crise de nos voisins est donc négative aussi pour la Suisse et peu importe pour cela que nous soyons ou non membre de l’Union européenne.

La voie bilatérale est bloquée. Si vous êtes élu, vous aurez le courage de le dire à la population?

Ce qui m’inquiète aujourd’hui, c’est surtout la diminution du soutien à la voie bilatérale en Suisse! Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre ce soutien et ce serait une erreur de considérer que la Suisse peut se développer sans avoir un cadre clair de relations avec l’Union européenne.

 

Le rapport au pouvoir

Est-ce que le pouvoir vous fascine?

On ne peut pas être candidat au Conseil fédéral sans avoir envie de prendre de l’influence. Je n’éprouve pas de fascination pour le pouvoir, mais pour les instruments qu’il offre pour agir.

Vous avez lu «Le dernier mort de Mitterrand», qui raconte le suicide de François de Grossouvre, un conseiller écarté de la sphère des intimes du président. Qu’en avez-vous retenu?

Cette enquête illustre parfaitement ce que peut être la décadence du pouvoir, ce qu’il peut avoir de très dur. Finalement, on se rend compte que les institutions sont plus fortes que les hommes. Elles perdurent, alors que les hommes ne font que passer. Il faut donc en tirer le meilleur au profit de la collectivité.

Dans le cas présent, elles ont achevé un homme!

C’est vrai que les institutions peuvent broyer un homme. Mais la France n’est en rien comparable avec la Suisse. Là-bas, le président dispose d’un pouvoir personnel très fort, alors que ce pouvoir est ici très partagé, ce qui est un très bon modèle.

 

«FINALEMENT, ON SE REND COMPTE QUE LES INSTITUTIONS SONT PLUS FORTES QUE LES HOMMES. ELLES PERDURENT, ALORS QUE LES HOMMES NE FONT QUE PASSER. IL FAUT DONC EN TIRER LE MEILLEUR AU PROFIT DE LA COLLECTIVITÉ.»

 

Mais le décorum peut-il vous faire décoller de la réalité?

Oui, le risque existe. Je l’ai vécu lorsque j’ai présidé le Conseil des Etats. J’ai été reçu en grande pompe dans un décorum impressionnant. Personnellement, je savais très bien que j’allais quitter cette fonction après un an. Au Conseil fédéral, c’est la même chose. Il faut savoir qu’on s’effacera un jour. Avant mon voyage en Amérique du Sud, j’ai pensé au retour, j’avais un plan, je savais que j’allais poursuivre mes études. Maintenant aussi, j’ai pensé à l’après. Je sais qu’il y aura quelque chose d’autre après le Conseil fédéral. Je n’ai que 39 ans.

Qui sont les fous du roi qui vous empêcheront de décoller?

Je me suis toujours donné les moyens de garder les pieds sur terre en m’entourant de personnes auxquelles je demande de rester très critiques.

Vous êtes très sensible aux clichés que vous trouvez erronés. Mitterrand disait qu’on ne connaissait que 30% de sa vie. Et vous?

C’est vrai que j’ai été très impressionné par ce chiffre articulé par Mitterrand. J’ai une vie privée, une famille, un cercle d’amis qui m’ont accompagné bien avant la politique.

Vous avez été conseiller stratégique du magistrat neuchâtelois Bernard Soguel. Avez-vous eu le courage de le contredire?

Oui, c’est arrivé, bien sûr, nous fonctionnions ainsi. J’ai beaucoup appris avec lui. J’ai suivi et conduit des dossiers qu’il n’avait pas toujours le temps d’étudier à fond. Il y a eu des cas où nous nous sommes affrontés, par exemple sur des nominations. Mais j’étais très conscient d’une chose. En dernier ressort, c’était toujours à lui de trancher.

Quels sont les pièges à éviter pour un homme de pouvoir?

Il faut se donner les moyens de pouvoir définir une ligne claire, surtout ne pas se la laisser imposer par l’administration. Je n’aurais jamais été candidat au Conseil fédéral si je n’étais pas persuadé de pouvoir le faire.

Vous pouvez être dur?

Il faut savoir décider.

Quel sera votre style de conseiller fédéral?

Je travaille en équipe dans un style participatif. Je donne ma confiance à mes collaborateurs, mais je leur demande aussi une loyauté absolue. Sur ce plan, j’applique la tolérance zéro. Mais je ne travaille pas de manière secrète et j’aime le débat, être contredit et faire progresser un projet ou une idée.


 

PROFIL - ALAIN BERSET

1972 Naissance à Fribourg.

2000 Election à la Constituante fribourgeoise.

2001 Conseiller stratégique de Bernard Soguel (conseiller d’Etat/NE).

2003 Election au Conseil des Etats.

2008 Président du Conseil des Etats.

2011 Election au Conseil fédéral.

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