Coupe du monde
A dans 4 ans! Ou pas...
Cette première Coupe du monde africaine n’aura pas marqué pour son jeu. Mais laissera quand même de nombreux souvenirs, bons et moins bons. Bilan subjectif.
Honneur aux vainqueurs, on se souviendra des dribbles virtuoses de David Villa et de cette Espagne capable de réunir Madrilènes et Barcelonais, oubliant leurs différends pour cultiver l’héritage d’une grande nation.
On oubliera par contre les crocs-en-jambe de Van Bommel, bourreau du milieu de terrain et incarnation du vice à la batave. Mais on n’oubliera pas les accélérations magiques de Sneijder et les frappes millimétrées de Robben.
On se rappellera la folie sudaméricaine. La classe de Forlán, messie uruguayen, la virtuosité de Luís Fabiano, les mains de Suárez condamnant un valeureux Ghana. On gardera surtout en mémoire l’idole Maradona, saint patron des bancs de touche, bras levés, deux montres aux poignets. Dans un style moins blingbling, on retiendra l’élégance de Joachim Löw, capable de transformer en or les semelles de plomb allemandes. Une formule qui aura manqué à Domenech, sorti de scène sans même une poignée de main après son plus mauvais rôle. Aux oubliettes, comme ses 23 zéros, auteurs d’un fiasco tout juste bon à animer une séance à l’Assemblée nationale. Ou du café du commerce, comme les erreurs d’arbitrage à répétition.
Côté suisse, on se répétera que l’exploit est plus beau encore lorsqu’il est inutile. Battre le futur champion du monde et sortir la tête basse... le sorcier Hitzfeld n’aura tenu ses promesses qu’à moitié. Fera-t-il mieux avec l’Euro 2012? Nul ne le sait. A part peut-être Paul le poulpe, pythie d’une compétition plus riche en émotions qu’en grand spectacle.
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