Abus sexuel à l’armée
Par Patrick Vallélian - Mis en ligne le 26.05.2010 à 08:55
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La justice militaire a clos la procédure pénale dans l’affaire de la soldate violée à Cortaillod. Non-lieu pour les accusés.
EXCLUSIF. Viol? Abus sexuel sur une soldate incapable de discernement ou de résistance? Sordide tournante? Ou une partie de jambes en l’air qui avait mal tourné? La justice militaire a enquêté de longs mois sur ce qui s’est passé dans la nuit du lundi 6 au mardi 7 octobre 2008 dans l’abri militaire de Cortaillod (NE). Une affaire qui avait défrayé la chronique à l’époque des faits. Et pour cause, deux soldats de la compagnie d’état-major Hôpital 2, en cours de répétition dans la région neuchâteloise, avaient été soupçonnés d’avoir profité sexuellement d’une de leurs camarades à la suite d’un souper facultatif bien arrosé. Trop selon les témoignages recueillis à l’époque.
Des hommes de la compagnie sanitaire expliquaient en effet que ces trois militaires étaient tellement saouls cette nuit-là qu’ils auraient perdu leurs repères. Et qu’ils auraient dérapé dans l’abri où était stationnée la troupe.
Le lendemain, la jeune femme, une Vaudoise, avait d’ailleurs pris contact avec son commandement pour dénoncer un viol. Très secouée et affaiblie psychologiquement et physiquement, elle avait été ensuite hospitalisée tout en avouant, semble-t-il, ne plus se souvenir de ce qui lui était arrivé. Des policiers parlaient à l’époque d’«amnésie éthylique».
Cette amnésie a profité aux accusés selon nos informations puisque la justice militaire a classé l’affaire. «La procédure pénale ouverte contre deux militaires soupçonnés d’avoir commis des actes de nature sexuelle sur une camarade de sexe féminin s’est terminée par un non-lieu», précise Silvia Schenker, porte-parole de la justice militaire. «Aucune infraction pénale n’a pu être mise à la charge des deux hommes.» Les ordonnances de non-lieu sont entrées en force le 1er février 2010, la victime n’ayant pas demandé à être jugée par un tribunal militaire, précise Silvia Schenker. En clair? Elle n’a pas fait recours contre la décision de la justice.
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