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Franc suisse
Actif désormais risqué

Par Geneviève Brunet - Mis en ligne le 19.10.2011 à 14:35

Antirefuge. Délaissée par les spéculateurs, après le choix de la BNS de fixer un cours plafond à 1 fr. 20 pour 1 euro, la monnaie helvétique pourrait encore baisser.

«La fixation d’un plafond à la valeur du franc signifie par définition que la devise helvétique ne peut plus évoluer que dans une direction, à savoir vers le bas», rappelle Konrad Hummler, associé gérant de Wegelin & Cie, dans son «Commentaire d’investissement» du 3 octobre. Ce, parce que la ferme volonté de la Banque nationale de défendre le cours plafond de 1 fr. 20 pour 1 euro est prise très au sérieux.

«Personne au monde ne saurait spéculer contre la supériorité illimitée d’une autorité monétaire décidant à elle seule de la quantité de francs émise», affirme le banquier privé. Et, de fait, les spéculateurs ont rapidement fuit le franc. Roland Duss constate, dans la dernière «Revue mensuelle» de la Banque Gonet & Cie, que «les éléments du bilan de la BNS, au 3 septembre, permettent de déduire qu’elle n’a créé que 6 milliards de francs pour atteindre son objectif, ce qui est peu au regard du volume de 4000 milliards de dollars échangés quotidiennement sur les marchés des changes et des 300 milliards de francs dépensés l’an passé pour défendre le niveau de 1 fr. 45 contre 1 euro».

La BNS semble avoir gagné cette bataille quasiment sans combattre. Une victoire si facile que d’aucuns lui prêtent l’intention d’annoncer prochainement un nouveau cours plafond plus ambitieux: à 1 fr. 25 pour 1 euro. D’où la baisse spontanée du franc face à la monnaie unique sur les marchés des changes, où il se traite ces temps autour de 1 fr. 24 pour 1 euro.

Euro attendu en baisse, sauf contre le franc. Puisque, de par le choix de la BNS, «l’euro ne peut que s’apprécier par rapport au franc suisse, rappelle Konrad Hummler, l’investisseur suisse ferait bien de se demander s’il n’a pas intérêt à échanger le franc à un niveau proche de 1 fr. 20 contre 1 euro doté d’un potentiel d’appréciation.»

De son côté, le Crédit Agricole (Suisse) s’attend à une sousperformance à venir de l’euro, «sauf face au franc». Après avoir atteint la quasiparité, le franc pourrait bien redescendre face à la monnaie unique. Si ce retour de balancier prenait de l’ampleur, la BNS récupérerait ses pertes de change du premier semestre.





Tags: Franc suisse, BNS, antirefuge,

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Réaction de JuanPablo
le 21.10.2011 à 15:32
De toute façon, le payeur final est le contribuable, surtout...
 



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