Actions. Faut-il acheter?
Allocation d’actifs Le stratège de la Banque Mirabaud prône un retour progressif sur les actions.
Alors que le SMI – à l’instar des autres grands indices boursiers – affiche un gain de plus de 20% depuis son plus bas de mars, les investisseurs qui auraient raté cette embellie se demandent si la fête est déjà finie ou s’il est encore temps d’en profiter. Les actions n’ont pas dit leur dernier mot pour 2009, si l’on en croit Edouard Crestin-Billet, responsable du département d’analyse financière et de la gestion institutionnelle de la Banque Mirabaud. Il estime que «le marché baissier pour les actions est terminé». Pour un portefeuille composé selon une allocation stratégique comportant 50% d’actions, le département de gestion institutionnelle du banquier privé a actuellement «45% d’actions» et prévoit de «passer à 50% d’ici à l’été et 55% à l’automne».
Récession réelle. Un retour progressif sur les actions fondé sur les recherches des analystes de la banque qui estiment – comme Yann Schorderet, stratégiste quantitatif – que les mesures prises par les différents gouvernements et banques centrales ont éloigné le risque de dépression, même si la récession est bien réelle. Le spectre de la déflation est également moins menaçant: «Aujourd’hui, la progression de l’indice des prix est au-dessous de zéro en raison de la forte hausse des matières premières du premier trimestre 2008, mais la déflation n’est pas économique. L’inflation de base aux Etats-Unis est de 1,8%.» Et d’affirmer: «La catastrophe a été évitée», même si des mesures doivent encore être prises pour racheter les actifs toxiques des banques, diminuer le levier et rétablir la confiance. Un contexte qui incite la banque à réduire la surpondération des obligations afin de passer à une allocation neutre pour cette classe d’actifs, en favorisant les débiteurs privés de première qualité et les obligations en euros qui vont bénéficier d’une réduction complémentaire de leur différentiel de rendement. A l’inverse, il conviendrait de diminuer la sous-pondération des actions pour privilégier une allocation tactique neutre. Sur le marché suisse, Edouard Crestin-Billet conseille de miser sur des actions d’entreprises bénéficiant à la fois d’«une activité en expansion, d’un bilan solide, d’un management éclairé, d’une marque forte» et générant «du cash et des marges bénéficiaires élevées.» A cette aune – et en tenant compte du fait que «le PIB suisse pourrait baisser de 4% en 2009» et le taux de chômage «atteindre un pic de 7% en 2010» – ses titres préférés sont très concentrés dans le secteur de la santé avec les pharmaceutiques Roche, Actelion, Galenica et la société de technologies médicales Synthes. L’entreprise Geberit retient également son attention, en raison de sa position dominante dans le domaine du sanitaire.
«sunny memories». Lorsque des étudiants designers s’emparent des cellules solaires, ils créent des objets innovants. Pratiques ou ludiques, fonctionnels ou esthétiques, mais toujours surprenants.
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