Affaire Bettencourt: la juge accuse Sarkozy et l'Elysée dément
Par ats - Mis en ligne le 31.08.2011 à 10:37
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| La juge Isabelle Prévost-Desprez, qui a instruit un volet de l'affaire Bettencourt, dit qu'un témoin a vu le président français Nicolas Sarkozy se faire remettre des espèces chez la milliardaire avant son élection en 2007, selon des extraits d'un livre publiés mercredi par "Libération" et "L'Express". L'Elysée dément.
La présidence française a répliqué mercredi matin à l'AFP que ces accusations étaient "infondées, mensongères et scandaleuses".
Dans "Sarko m'a tuer" (Stock), un ouvrage de Gérard Davet et Fabrice Lhomme à paraître jeudi, la magistrate de Nanterre, aujourd'hui dessaisie, dit avoir été "frappée" par "la peur (des témoins) de parler sur PV (procès-verbal) à propos de Nicolas Sarkozy", selon des extraits cités par l'hebdomadaire "L'Express".
"L'un d'eux m'a dit qu'il avait vu des remises d'espèces à Sarko", poursuit la magistrate dans cet ouvrage, selon des passages également mentionnés par le quotidien "Libération". Et elle précise également: "L'infirmière de Liliane Bettencourt a confié à ma greffière, après son audition par moi: 'J'ai vu des remises d'espèces à Sarkozy, mais je ne pouvais pas le dire sur procès-verbal'".
Selon la magistrate, "ce procès représentait pour l'Elysée un risque majeur, il y avait 90 % de chances pour que ce soit déflagratoire. Il fallait me faire dessaisir, par tous les moyens. Il était impératif de me débarquer".
Enquête souhaitée par Aubry
La candidate à la primaire socialiste pour la présidentielle de 2012 Martine Aubry a souhaité mercredi sur RMC et BFM TV qu'une nouvelle enquête fasse la lumière sur les allégations de la juge.
La porte-parole du gouvernement Valérie Pécresse a elle estimé sur la chaîne de télévision France 2 que "quand on a des accusations à porter, on ne les porte pas dans un livre ou dans la presse, on les porte devant la justice", en jugeant "la méthode utilisée (...) pour le moins particulière".
Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a de son côté estimé qu'"il ne faut être dupe de rien".
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