Affaire Kadhafi: 2e report du procès de Rachid Hamdani en Libye
Par ats - Mis en ligne le 10.01.2010 à 08:04
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| Le procès en appel d'un des deux Suisses retenus en Libye, Rachid Hamdani, a été reporté au 24 janvier, a indiqué le DFAE. Selon Amnesty International, l'accusé ne s'est pas présenté à l'audience, mais y était représenté par son avocat libyen.
L'autre ressortissant suisse bloqué en Libye, Max Göldi, doit comparaître pour les mêmes motifs jeudi. Les deux otages sont accusés d'infractions sur les visas et d'activités économiques illégales. Pour les premières charges, ils ont été condamnés le 30 novembre à seize mois de prison ferme et à une amende de 1600 francs chacun.
Leur procès en appel a, dans un premier temps, été agendé en décembre. Mais la décision des deux Suisses de ne pas se présenter aux audiences par peur d'être arrêtés a déjà conduit la justice libyenne à repousser la procédure.
L'autre procès, concernant le volet économique des accusations, a également été reporté à deux reprises pour les mêmes raisons. L'audience de Max Göldi est prévue le 16 janvier et celle de son compagnon d'infortune, le lendemain.
Ces audiences ont été dénoncées comme "non équitables" par les organisations de défense des droits de l'homme. "A l'heure actuelle encore, l'avocat libyen des deux Suisses n'a pas eu accès à toutes les pièces du dossier et il s'est vu signifier certains éléments uniquement par oral", a rapporté la porte-parole de la section suisse d'Amnesty International, Manon Schick.
Selon elle, le procès en appel de Max Göldi, prévu jeudi, devrait également être repoussé puisque l'otage ne s'y présentera vraisemblablement pas, par manque de garanties. "Ces reports ne sont pour l'heure pas vraiment une mauvaise chose puisqu'ils permettent aux otages suisses de mieux préparer leur défense", a souligné Mme Schick.
Max Göldi, directeur de l'antenne libyenne du groupe ABB, et Rachid Hamdani, un employé d'une entreprise de construction, sont retenus en Libye depuis le 19 juillet 2008 et ont trouvé refuge à l'ambassade de Suisse de Tripoli. Ils avaient été arrêtés quelques jours après l'interpellation du fils du colonel Kadhafi et de sa femme par la police genevoise pour violences contre leurs domestiques.
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