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Affaires à suivre

Mis en ligne le 03.07.2008 à 00:00

L'Hebdo; 2008-07-03

Affaires à suivre Mots d’ordre radicaux EN DERNIER RECOURS

LES FAITS

Le 28 juin à Olten, le Parti radical suisse a décidé de soutenir l’initiative populaire pour limiter le droit de recours accordé depuis 1966 à des organisations environnementales de dimension nationale. Intitulé «Assez d’obstructionnisme - Plus de croissance pour la Suisse!» cette initiative lancée par les radicaux zurichois sera soumise à votation le 30 novembre. Si elle est acceptée, les projets approuvés par le peuple ou un parlement communal, cantonal ou fédéral ne pourront plus être contestés. Controversée au sein du parti, la question a été tranchée à bulletins secrets. Lors de la même assemblée, les radicaux se sont aussi prononcés, par 86 voix contre 83, en faveur de l’initiative «Pour une politique raisonnable en matière de chanvre protégeant efficacement la jeunesse».

LES COMMENTAIRES

Critique, la Neue Zürcher Zeitung estime que l’image du parti aura à souffrir du soutien à l’initiative réduisant le droit de recours, alors que les questions écologiques gagnent en intensité. «Et la task force environnement lancée à l’interne n’y changera pas grand-chose. D’autant qu’un tiers des délégués, dont des membres éminents du parti, se sont prononcés contre l’initiative. Tout cela ne laisse guère entrevoir une stratégie bien pensée pour asseoir l’identité du parti.»

A SUIVRE

La présidence radicale tente de repositionner le parti comme celui de l’économie en donnant des gages à son aile zurichoise. Suffisant pour tempérer les dissensions internes? Sans doute pas, le soutien à l’initiative sur le cannabis ayant ouvert une nouvelle fracture entre Alémaniques et Romands. v

FULVIO PELLI Un président qui peine à faire l’unité au sein de son parti.

Sécurité LE PS SUR LES TERRES DE L’UDC

LES FAITS

Le Parti socialiste suisse a présenté à la presse, le 30 juin, un document programmatique intitulé «Sécurité publique pour tous». Les propositions «préventives» n’en sont pas absentes. Mais l’originalité tient à son volet «répressif». Parmi ses «exigences»: le renforcement des effectifs des corps de police cantonaux par 1500 agents supplémentaires, qui pourrait être facilité par un cofinancement de la Confédération. Egalement évoquées, la création d’une police ferroviaire et d’une autre police spécialisée dans la violence juvénile ainsi que l’augmentation des moyens mis en Å“uvre pour contrer le hooliganisme aussi. Suivent des vÅ“ux plus spécifiques. Telle l’interdiction de la mendicité «organisée». L’application stricte du droit pour l’expulsion des délinquants étrangers. L’utilisation occasionnelle de la vidéosurveillance. Une lutte renforcées contre les délits de la route, et tout parti-culièrement les chauffards. Enfin, le PS s’engage lui-même à ne plus soutenir des manifestations dont les organisateurs n’auraient pas adopté des positions suffisamment fermes contre la violence.

LES COMMENTAIRES

«Le PS veut être meilleur que l’UDC», a salué le Blick en titre. Citation retenue de Christian Levrat, nouveau président du parti: «Nous ne voulons pas copier l’UDC, mais développer une politique intelligente de la sécurité.» «Reste à savoir jusqu’où ses camarades suivront», conclut le quotidien zurichois. Der Bund attend lui aussi «la preuve par l’acte». Il relève que, en ville de Berne, le parti s’est opposé en février à la vidéosurveillance de l’espace public. Le journal se réjouit néanmoins: «Il est juste de considérer la sécurité comme un droit fondamental, que l’Etat doit assurer à tous. Mais de cela, le PS aurait pu s’en convaincre il y a longtemps déjà.»

A SUIVRE

Le Parti socialiste discutera de ces propositions en congrès, les 25 et 26 octobre à Aarau. Epreuve importante pour le nouveau président, Christian Levrat, décidé à donner des réponses au «sentiment d’insécurité» qui tourmente une partie de la population, celle-là même qui a fait les succès de l’UDC.v





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