Une invasion qui va jusqu’à mettre en danger les herbivores, notamment les bovins et les chevaux très sensibles aux alcaloïdes pyrrolizidiniques (toxiques pour le foie) contenus dans cette plante aux fleurs jaunes. «Des cas mortels chez des bovins ont déjà été recensés en Allemagne notamment», poursuit la spécialiste.
Mais comment cette plante, qu’on croyait en perte de vitesse sous nos latitudes, revient-elle sur le devant de la scène? Chose étonnante, des graines de Senecio jacobaea L. se trouvaient dans des mélanges pour les surfaces rudérales, d’où la plante a ensuite pu se répandre dans les prés. Elle a également profité du moins bon entretien du paysage, mais aussi du réchauffement planétaire.
Seul moyen de lutte: l’arrachage de l’herbe de Saint-Jacques avant qu’elle ne sème ses graines. «Le séneçon jacobée fleurit l’été. Il faut donc agir le plus rapidement possible», indique Susanne Bollinger. Et l’homme dans l’affaire? Des études sont en cours pour savoir si la prolifération du séneçon jacobée et sa présence dans la chaîne alimentaire, notamment dans le miel et le lait, peuvent représenter un risque sanitaire pour les humains. Mais tout porte à croire que ce qui nuit aux bovins peut aussi nous nuire.
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