LES FAITS
Le Conseil fédéral a nommé son meilleur diplomate, Michael Ambühl, au poste nouvellement créé de secrétaire d’Etat chargé des Questions financières et fiscales. Agé de 59 ans, ce diplômé en gestion d’entreprises et en mathématiques appliquées est le plus influent des hommes de l’ombre de la politique étrangère helvétique. Dans l’immédiat, il devra mettre tout son talent à régler les querelles fiscales que la Suisse a avec ses plus proches voisins: l’Allemagne, l’Italie, la France, et bien sûr l’Union européenne.
LES COMMENTAIRES
Rarement une nomination du Conseil fédéral a suscité un tel concert de louanges. «Ambühl est une perle», se félicite Finanz und Wirtschaft. Le Temps parle d’un «diplomate de choc», rappelant toutes les négociations réussies qu’il compte à son palmarès. «Il fut le négociateur en chef des accords bilatéraux II avant de négocier l’accord avec les Etats-Unis concernant UBS, avec un succès que certains ont qualifié d’inespéré.» La NZZ am Sonntag en rajoute en parlant de «l’arme miracle de Berne». Tout aussi élogieux, le Sonntagsblick rappelle que sa réputation a fait le tour du monde, au point que, un jour, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton s’est approchée de lui en lui demandant: «C’est vous, M. Ambühl?»
À SUIVRE
Tout le monde est gagnant avec cette nomination: le ministre des Finances Hans-Rudolf Merz, mais aussi la cheffe des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey qui travaillera avec Peter Maurer - lui aussi une grosse pointure - comme secrétaire d’Etat. La politique du Conseil fédéral devrait y gagner en cohérence.
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