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Amnistie fiscale italienne: la possibilité d'un bide?
On allait voir ce que l’on allait voir, promettait en novembre passé Giulio Tremonti, ministre italien des Finances. Et l’ordonnateur du scudo, la troisième amnistie fiscale qui s’achève le 31 avril, de jurer la «fin du secret bancaire suisse». Surtout au Tessin, premier refuge pour les fortunes transalpines qui cherchent à contourner leur fisc. A Bellinzone, gouvernement et partis de droite sonnèrent l’alarme. Le rapatriement des capitaux italiens bifferait un millier d’emplois. Réaction de Berne? Le blocage des négociations d’une convention de double imposition avec Rome. Mais voilà, selon la Neue Zürcher Zeitung et La Liberté, seuls 250 emplois auraient été supprimés en 2009. D’abord en raison de la crise financière, pas du scudo. Côté fonds, une étude de Morgan Stanley affirme que deux tiers de l’argent rapatrié pour être «amnistié» par Rome est déjà revenu dans les coffres luganais d’UBS, du Credit Suisse et de Julius Baer. Enfin, selon le président de l’Association des banques étrangères en Suisse, le Tessinois Alfredo Gysi, l’impact du scudo «serait inférieur» à celui de 2001 et de 2003.
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