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APRÈS GAZA, LA GUERRE DES CHEFS

Mis en ligne le 22.01.2009 à 00:00

L'Hebdo; 2009-01-22

Israël APRÈS GAZA, LA GUERRE DES CHEFS

PARTASHA RUMLEYETMEHDI ATMANI

LES FAITS

A trois semaines des élections législatives du 10 février en Israël, le retrait de Tsahal à Gaza n’a pas renversé la tendance des intentions de vote. Les responsables au pouvoir, le ministre de la Défense Ehud Barak et la cheffe de la diplomatie, Tzipi Livni, sortent peu renforcés par cette démonstration de force, selon un sondage réalisé après le cessez-le-feu décrété le 18 janvier. Le Likoud, l’opposition de droite dirigée par Benjamin Netanyahou, favorable à la poursuite de l’intervention militaire, reste en tête. Au terme de cette guerre, le Parti travailliste aurait gagné six sièges, passant selon un sondage à 16 sièges (sur 120 à la Knesset). Kadima, le parti au pouvoir en aurait 26, tandis que le Likoud peut compter sur 29 sièges.

LES COMMENTAIRES

Le Jerusalem Post analyse l’attitude des chefs politiques israéliens dans le conflit et ses conséquences: «Après 21 jours de combat, les leaders peuvent enfin reprendre leur bataille [politique]. L’ennui, c’est qu’en Israël, les gens ont la mémoire courte et risquent d’oublier l’attitude de chacun dans la guerre pour se focaliser sur d’autres problèmes.» Dans les colonnes de Ynetnews, plateforme en ligne du quotidien de droite israélien Yediot Aharonot, le chroniqueur Haroch Daum ironise sur le cessez-le feu proclamé deux jours avant l’investiture d’Obama: «Tzipi Livni essaiera d’expliquer que son accord avec Condoleezza Rice vaut mieux que rien et Netanyahou martèlera qu’il aurait fait mieux.» Au Figaro, on souligne «qu’il n’est pas étonnant [politiquement] que les armes se taisent au moment précis où Barack Obama s’apprête à accéder à la Maison-Blanche.»

À SUIVRE

La guerre n’aura donc pas suffi à Ehud Barak et Tzipi Livni pour faire chuter le faucon Netanyahou. A l’approche du 10 février, les premiers veulent, grâce à la trêve, s’assurer le meilleur rapport de force pour négocier avec les Etats-Unis. Le leader du Likoud, fervent partisan de la guerre et toujours favori pour l’élection, pourrait disposer d’une courte majorité sur ses rivaux. Grâce à l’appui des partis d’extrême droite et religieux, il serait en mesure de former une coalition de droite sous la direction de son parti.




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