|
Par Sylvie Gardel - Mis en ligne le 17.10.2012 à 13:13 |
Du luxe, rien que du luxe. Depuis 2006, le groupe français PPR (Pinault-Printemps-Redoute) se déleste de ses branches vacillantes – les actifs dans la distribution – pour mieux se concentrer sur les marchés du haut de gamme et du «sport lifestyle», bien plus rentables. Ce qui lui permettra de supprimer la décote dont il souffre par rapport à d’autres valeurs du secteur comme LVMH, Hermès International ou le suisse Richemont. Désengagement. Ce nouveau visage a déjà commencé à prendre forme en 2006 avec la cession des grands magasins Printemps. Puis, de Conforama en 2011 et de CFAO cet été, spécialiste de la distribution automobile et pharmaceutique en Afrique. Début octobre, c’était au tour de la Fnac, dont la rentabilité dépasse à peine 1,5%. Victime de la concurrence de l’e-commerce et de la dématérialisation croissante des produits musique, vidéo et livres, l’enseigne, qui occupe 380 personnes en Suisse dans ses quatre magasins de Fribourg, Lausanne et Genève, sera séparée du groupe (spin-off), puis introduite en Bourse l’an prochain, faute d’acheteur. Il faut dire que la forte dégradation du climat de consommation en Europe ne stimule pas la demande dans ce secteur. Cette opération ne devrait avoir aucun impact supplémentaire sur les effectifs. Un plan d’économies lancé en janvier dernier prévoit la suppression de 500 postes sur les 18 000 employés dans le monde, dont 42 à Genève. Reste encore Redcats, sa filiale de vente à distance qui ne regroupe pas moins de 16 marques parmi lesquelles La Redoute et Cyrillus présentes en Suisse avec plus de 130 emplois. Alors que PPR tente de la vendre en bloc depuis plus d’une année, sans succès, une cession «par morceaux» devrait être privilégiée. D’après les rumeurs, le pôle enfantsfamille (Cyrillus, Vertbaudet) semble intéresser le géant de la mode enfantine Zannier (Tartine et Chocolat, Catimini, IKKS, etc.). Le fonds d’investissement américain TPG aurait, quant à lui, des vues sur les activités américaines de la société (OneStopPlus, Sportsman’s Guide, Golf Warehouse). Pas d’intérêt. Quant à La Redoute, le plus gros actif de Redcats, celui-ci semble, pour l’heure, n’intéresser personne. Confronté à des pertes historiques fin 2008, le vépéciste avait dû se contraindre à mettre en place un plan de restructuration, supprimant 672 emplois (13% de ses effectifs) et fermant la plupart de ses boutiques en France, afin de se concentrer sur la vente par internet. Un business qui représente aujourd’hui plus de 50% de son chiffre d’affaires. La cession de Redacts, en tout ou en partie, devrait être annoncée ces jours. |









