Intrinsèquement lié à la mesure du temps, l’affichage des phases de lune apparaît dès les premières grandes horloges du Moyen Age et fut un incontournable des montres de poche. Pas surprenant, donc, qu’il le soit toujours, aux poignets des femmes, souvent, et des hommes aussi, quelquefois. Depuis quelques années, il est même devenu une complication en soi. Techniquement, afficher les phases de lune demeure un défi puisqu’un cycle lunaire dure 29,53 jours. En général, et avec quelques subtilités et variations esthétiques, un disque mobile à deux lunes entraîné par deux roues de 29,5 dents s’affichant dans un guichet arrondi équivalant à «l’ombre» de la Terre suffit; le décalage d’un jour devant être corrigé au bout de 55 mois et 20 jours environ. Plus complexes, certains mécanismes recourent à une roue de 135 dents (l’écart passe à un jour tous les 122 ans) ou alors à trois roues (avec un jour d’écart tous les 577 ans).
Si certaines marques ont couplé leur lune à la petite seconde ou à la roue des heures, d’autres l’ont imaginée sphérique, cylindrique, tridimensionnelle ou dotée d’un affichage par aiguille rétrograde. Certaines l’ont enrichie de fonctions «âge», «compte à rebours» (le nombre de jours depuis la dernière ou jusqu’à la prochaine pleine lune) et «double hémisphère», ou alors l’ont déclinée dans divers pierres et matériaux précieux (poussière de lune comprise) et installée dans des décors oniriques à coups de grands guichets, de disques en nacre, saphir ou émaillés, de voûtes célestes, etc. Dernière arrivée dans cette liste: l’Admiral’s Cup Legend 38 Mystery Moon de Corum, qui marie technique, esthétique et originalité puisque, brevet déposé, c’est tout le cadran qui tourne sur lui-même, entraînant avec lui l’affichage de la date et des phases de la lune...
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