Autant en apporte le vent
Quand ça souffle, ça caille But the answer my friend will be blowin' like a candle in the cold and wild wind... Je sais pas pour vous, mais moi, j'ai froid. Saloperie de bise. Heureusement dans mon malheur, je ne suis pas le seul à avoir cette impression de vivre un long hiver sans feu. A en croire la plupart des médias suisses, c'est unanime: on se les gèle! Tout ça par la faute de ce vent à décorner les boeufs.Histoire d'y aller de mon couplet sur le sujet, je vais vous parler de musique plutôt que de mon bonnet gris ou de mes gants en laine. Car dans la musique, le vent est rarement glacial (sauf chez Arcade Fire et son joli Cold Wind, composé pour la série Six Feet Under). Pas frileux, le rockeur essaie de voir le côté positif du truc. Le vent peut ainsi amener des réponses ("The answer my friend is blowin' in the wind..." rappelle le père Dylan), du changement (le poussif Wind of Change de Scorpions) ou même la liberté ("The wind, the wind is blowing. Through the graves the wind is blowing. Freedom soon will come." explique ainsi Leonard Cohen dans The Partisan).Car oui, même si le vent est sauvage (Wild is the wind, of course), il peut-être bienveillant, jusqu'à nous porter, comme dirait Noir Désir, ou laisser danser la flamme d'une bougie (la fameuse Candle in the Wind d'Elton John). Mais attention: qui sème le vent... récolte le tempo (merci MC Solaar). Mieux vaut donc lui parler,comme le suggère King Crimson (I Talk To The Wind), que se tenir face à lui (Facing The Wind de Nico). Parce que bon, face au vent, il fait froid quand même. Et même quand on l'a dans le dos. Vivement que ça s'arrête. Comme cette chronique qui prend fin ici, abruptement, par lassitude et en attendant de nouvelles aventures (l'ami Fauve, par exemple, pourrait en faire une playlist pour sa Plage, avant que le printemps n'arrive, enfin).
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