ÉCONOMIE & FINANCE
BON POUR LA TÊTE

ACTUALITÉ

ÉCONOMIE & FINANCE

SOCIÉTÉ

POLITIQUE

ÉCOLOGIE

RÉACTIONS

CULTURE

DOSSIERS

PERSONNALITÉS

ENTREPRISES

MIX & REMIX

GUIDES

FORMATION

INTERVIEWS

BLOGS

TV

IPAD

FORCE Devant la plage d'Ipanema et les mythiques montagnes jumelles des Deux-Frères, le mouvement de l'haltérophile matinal dit bien autre chose que le sport: il raconte ce Brésil devenu enfin une grande puissance.
Fred Merz / rezo.ch

HOME > ÉCONOMIE & FINANCE >  Réduire la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer l'article

Rio de Janeiro, Brésil
Avec les Jeux, Rio parie gros

Par Christophe Passer - Mis en ligne le 27.09.2011 à 15:10

La fabuleuse cité carioca tente, après cinquante ans de déclin, d'inverser l'Histoire, de casser la violence. Le défi est énorme.

 

«Rio n’est pas une ville pour les amateurs», a ri dans la nuit Patricia, la danseuse de samba. Le soleil est haut, maintenant, et l’énigme de sa sentence questionne. Sur les flancs du Corcovado, la brise épicée charrie les odeurs d’arbustes sauvages. C’est l’avant-goût d’une fin d’hiver brésilien, mais aussi l’amertume d’anciens éblouissements. Car ce qui se donne au regard n’est pas seulement de l’ordre suranné de la carte postale, un Rio de jadis, cette tropicalité heureuse, rêvée autrefois par ce naïf émerveillé de Stefan Zweig.

C’est au-delà. Il y a presque de l’érotisme, violent et cruel, en ce paysage s’écartant, littéralement offert, femme de mer et collines en courbes, de Pain de Sucre et de sable. La baie de Guanabara n’est pas une vue: c’est la plus belle du monde. Le Christ la regarde hébété comme un vulgaire touriste, ouvrant des bras d’amant éconduit, à jamais époustouflé par le miracle. Mais le Rédempteur a échoué, ici aussi, depuis longtemps. Car le regard s’habitue, zoome, et ce sont les élégants immeubles de Botafogo. Et puis la tôle et la brique pourrie: les entassements de la favela de Dona Marta, juste là, dans la pente, au-dessus du chef-d’œuvre des amours entre plage et ville.

A côté de la fête. Favelas: il y en a plus de mille désormais aux alentours de la cité merveilleuse. Ce ne sont pas des bidonvilles. Juste des villes d’oubliés à côté de la ville des fêtes. La première a poussé dès 1888. Un bon quart des quelque 6 millions d’habitants y vit. Roulant vers Barra, nouveau quartier insolent du shopping et de l’argent, on passe devant Rocinha, 300 000 enchevêtrés, la plus grande favela d’Amérique latine. Une cité effarante affamée du talus, grimpant férocement la colline. Rocinha est bien plus qu’une favela: l’endroit a ses commerces, son centre sportif, des milliers de gens viennent chaque jour y travailler.

Pour les gringos de passage, ces amas de pauvreté accolés à la cité des affaires et plaisirs ont terni durablement la réputation de l’endroit. Rio et ses records d’homicides. Rio de Janeiro en top city des coupe-gorges mondialisés. Tout cela fut et demeure en partie véridique. Mais depuis 2009, le combat contre la sauvagerie de la ville a pris de nouvelles tournures.

Rio n’est pas une ville pour les amateurs, a dit celle qui tournoyait. Dans Rocinha ou Dona Marta, dans le Complexo do Alemão, à Cantagalo et partout, le rythme de la chanson fut longtemps laissé aux flingues. Ceux de la police et ceux des trafiquants qui entendent tenir les favelas comme des territoires moyenâgeux, zones de nondroit construites sur la peur et la mort pour rien, un regard, une peccadille.

En juin 1992, lors du Sommet de la Terre, les habitants virent sur les avenues arriver les tanks de l’armée, qui pointèrent leurs canons vers les favelas. On n’avait rien trouvé d’autre pour se rassurer. Ensuite, la situation n’a fait qu’empirer. Les incursions policières débouchant sur des fusillades de plus en plus sanglantes. Ou alors les gangs se massacraient entre eux. Sans compter les balles perdues, et l’endémique corruption policière par ces baronnies de la drogue, rompant la confiance avec la population.

Au printemps 2007, le gouverneur de Rio, Sérgio Cabral, qui n’est pas un tendre, a tenté la manière forte. Les BOPE, bataillons des forces spéciales de police, sont envoyés au corps à corps urbain. Les BOPE: Rambos militaires armés jusqu’aux dents, dressés pour tuer, protégés par les caveirões, des véhicules blindés, vont au charbon sans pitié pour tout ce qui bouge.

Pistolets et tête de mort. Leur insigne est un programme: deux pistolets croisés au-dessus d’une tête de mort. Mais cette même année, un film de José Padilha, Troupe d’élite, fait connaître cette guerre qui ne dit pas son nom. C’est une fiction, mais tout y passe, en montage survolté: manque de formation policière, exécutions sommaires, torture et corruption, pendant que la jeunesse d’Ipanema sniffe de la coke. On constate Sisyphe en cette stratégie du feu: débarquement policier, bataille, retrait, trafic qui recommence.

Deux journées folles vont pourtant obliger Rio de Janeiro à changer sa manière. La première est un moment de joie. Dans les locaux chics du Comité olympique brésilien, à Barra da Tijuca, un clip montre ce 2 octobre 2009, la foule sur Copacabana, la tension qui crispe les mains suantes. Et puis l’explosion sincère de bonheur, aux larmes, quand Rio de Janeiro est désigné comme ville hôte des Jeux olympiques de 2016.

La seconde est une tragédie spectaculaire. Car deux semaines plus tard, le 17 octobre, un hélicoptère de la police se fait descendre par les trafiquants et explose. Trois policiers mourront, des centaines de BOPE se lancent à l’assaut, tuant une dizaine de bandits.

Ça ne pouvait plus continuer comme ça. Il y aurait les Jeux. Et avant, en 2014, la Coupe du monde de football au Brésil, qui se jouera en partie au stade Maracana de Rio. En 2013, les JMJ (le rassemblement catholique des Journées mondiales de la jeunesse) vont encore concentrer en ville des centaines de milliers de personnes. Et déjà, dès juin 2012, le congrès environnemental des Nations Unies: Rio +20, vingt ans après. Eduardo Paes, le sémillant et tout neuf maire local (il a 41 ans et fut élu en 2009) a eu ce mot: «La décennie de Rio commence.» Il a raison.

Cycle vertueux. Le Brésil, on le dit aujourd’hui comme une banalité, a considérablement évolué durant les années Lula. La croissance est passée à une moyenne de 10% au tournant du millénaire. Elle continue de se tenir entre 5 et 7%. Et même 9% en 2010, avant une chute à 3,1% cette année, due à la hausse du réal. La misère concernait plus de 35% de la population en 1992.

Ce chiffre a baissé de moitié. Plus de 10 millions de personnes ont dépassé le seuil de pauvreté entre 2002 et 2008. En 2007, la moitié des Brésiliens appartenaient à la classe moyenne, et le pays a créé, cette année-là, 60 000 nouveaux millionnaires.

Les inégalités sont encore terribles, la corruption rampante. Pedro Novais, ministre du Tourisme, vient de s’en aller sous les accusations de détournements et influences: c’est le quatrième ministre du gouvernement de Dilma Rousseff à quitter le pouvoir en neuf mois. Les trois quarts de la richesse nationale restent concentrés dans les coffres de 10% de privilégiés.

Mais le cycle est désormais vertueux. Leonardo Gryner, le puissant directeur général du Comité organisateur des Jeux, tonne: «J’en ai assez d’entendre depuis l’enfance que le Brésil est le pays du futur. Je me bats pour un Brésil du présent.» C’est arrivé: le Brésil est une grande puissance.

L’aiguillon énorme des Jeux, pour lesquels seront attendus 30 000 journalistes, a ainsi eu sur Rio un effet de détonateur. Les tambours dansants de la plus espiègle des cités ont longtemps assourdi la réalité d’un déclin constant depuis un demi-siècle. Brasília, devenue capitale en 1960, attire administration et politique. São Paulo aimante l’argent, les affaires, les médias, les entreprises. Et dans son sillage doré, une partie grandissante de la créativité culturelle.

Ne restaient à Rio que des nostalgies en stuc au bar du Copacabana Palace. Helo Pinheiro, l’authentique Garota d’Ipanema, belle indifférente de la bossa de Jobim et Vinicius de Moraes, a 68 ans, maintenant. Elle tient boutique de bikinis et T-shirts. Alors Rio veut son come-back. Et entend le commencer dans les favelas.

Police de proximité. Le commandant Rodrigo Andrada est un homme de 30 ans seulement. Quelque chose de martial dans le roulement d’épaules. Une attention nimbée d’inquiétudes au fond du regard. Il observe et, de sa voix douce, parle peu. Ou alors à ses hommes, tous avec portable ou radio à l’oreille, pistolet à la hanche, gilet pareballes. Andrada est à Dona Marta le chef des UPP: les nouvelles Unités de police pacificatrice, une révolution mentale.

L’idée semble de bon sens. Une fois peu ou prou débarrassé des armes des trafiquants (avec la méthode BOPE), on installe sur place un genre de police de proximité. «Ils sont jeunes, sortent souvent juste de l’école de police», explique Andrada. Traduction: ils n’ont pas encore eu le temps de goûter à la corruption. Ils sont aussi mieux formés, notamment en matière sociale ou psychologique, et mieux payés: «Le salaire de base d’un policier, à Rio, est de 1000 réals (500 francs suisses, ndlr). Un agent UPP démarre à 1500 réals.»

Dona Marta fut la première expérience des UPP à Rio, il y a presque trois ans. Ce système pilote s’étend peu à peu. On compte une vingtaine de favelas bénéficiant du programme. Leur nombre devrait rapidement être porté à 40. Les résultats sont encourageants, souligne le commandant: «Depuis que nous sommes là, il n’y a plus eu un seul mort dans la favela. Avant, chaque incursion policière se terminait avec un cadavre.»

Dans la foulée, l’Etat et ses services sont de retour. L’eau, l’électricité, les câbles télé, autrefois systématiquement volés et détournés, sont mis en place, gratuitement ou à des tarifs sociaux ultrapréférentiels. Des microcommerces, bars, minimarchés, s’ouvrent. Une petite économie qui n’est plus exclusivement celle de la drogue. Andrada dit sa fierté: «Pour les policiers, c’est un pas énorme dans l’autoestime que ce sentiment d’être utile, et de changer peu à peu la ville de Rio de Janeiro.»

Les UPP ont aussi leurs limites. A Dona Marta, où vivent 8000 personnes, il n’y a que deux entrées. C’est contrôlable, et il faut quand même 115 agents pour assurer en tournus 18 policiers en permanence. Pour adapter le système à Rocinha, il faudrait une armée de plus de 4000 policiers... Pour l’instant, ce sont ainsi surtout quelques favelas près du centre qui bénéficient d’UPP.

Ascenseur et téléphérique. D’autres mesures sont prises, parfois spectaculaires. Derrière Ipanema, Cantagalo est maintenant relié à la ville par un immense ascenseur public, tuyau bleu et blanc conçu comme tactique de désenclavement, inspiré d’expériences réussies en Colombie. Bien sûr, l’endroit demeure parfois électrique, mais l’esprit a changé.

Rio n’est cependant toujours pas une ville pour les amateurs, et Daniel Plá, croisé dans la favela, s’étonne qu’on y soit téméraire. Ce spécialiste de marketing vient ici donner aux gosses des rudiments d’anglais et de français. «J’ai mis des mois à être admis, à comprendre. A pénétrer ce qui est aussi une incroyable culture, avec des gens d’une impressionnante dignité.»

Il existe des codes, des adolescents vaguement trafiquants qui viennent dire leur curiosité des gens venus de loin. Ou au contraire Diva la merveilleuse qui sourit à l’objectif, enlaçant les enfants de la rue.

Même l’ambigu «tourisme des favelas» évolue. A côté des obscènes safaris en Jeep, où il s’agit de jouer à se faire peur en posant avec un frimeur à mitraillette, existe depuis un an Rio Top Tour: ce projet permet, sous l’égide du gouvernement, de visiter la favela, d’y rencontrer les habitants avec des guides qui en sont issus, et d’appréhender leur réalité complexe, loin des clichés.

D’ailleurs, on dit de moins en moins favela, à Rio, au profit du politiquement correct «communauté». En un an, plusieurs dizaines de milliers de touristes ont déjà fait appel à ces visites.

Plus loin, au nord, vers l’immense Alemão, c’est un extraordinaire système téléphérique de six stations sur 3,5 kilomètres qui a été inauguré par Lula en décembre, reliant des collines autrefois laissées aux gangs. Un second projet de ce type est en cours vers la Cité de la samba.

Et l’an dernier, la ville a encore lancé Morar Carioca (Vivre à la carioca), 8 milliards de réals (4 milliards de francs) pour l’aide à l’urbanisation des favelas: routes, crèches, écoles, points santé. Ce n’est plus un frémissement de vernis social, c’est une volonté.

Les défis de Rio 2016. Et puis, ou surtout, dans les années à venir, Rio 2016 va changer la ville. Un plan de développement, longtemps laissé en sommeil, a servi de base au projet, qui entend faire des Jeux 2016 les plus énormes de l’histoire: additionnant le budget du Comité olympique et les investissements de l’Etat, plus de 29 milliards de réals (14,5 milliards de francs) seront dépensés à Rio. Plus une douzaine de milliards pour la Coupe du monde 2014.

Mais, les grincements sur ces extravagants budgets existent. A Santa Teresa, le bondinho, tram jaune si pittoresque, s’est renversé il y a quelques semaines: cinq morts, près de soixante blessés. Betty, historienne, et son mari Mauricio, professeur, qui vivent dans le quartier, sont dévastés: «Tout le monde savait que les rails comme l’entretien étaient défectueux. Mais on attend l’accident, et on fait de nouvelles promesses.» Demeure le sang séché sur les pavés de la route. Et une banderole accusant Cabral d’assassinat, en donnant les milliards aux Jeux, et rien aux habitants.

Mais Leonardo Gryner y croit fort, à ces Olympiades. Costume gris perle, verbe fort, l’homme fut un des pontes de Globo, l’empire médiatique brésilien, avant de prendre la direction du Comité d’organisation des Jeux. Il a le calme affable des réussisseurs. «L’autre jour, quelqu’un m’a demandé quel serait mon rêve. J’ai répondu que ce serait de naître ici, à Rio, en 2020. Ce sera une ville extraordinaire.»

Le défi est de plusieurs ordres: routes express entourant et traversant la ville, voies rapides pour les bus, lignes de métro, redynamisation de la zone portuaire, restructuration drastique de l’offre hôtelière actuellement très insuffisante, etc.

«L’idée, depuis le début, a été de discuter avec la ville pour que ce que les Jeux amènent soit en ligne avec ce dont la cité a besoin. Nous aurions pu organiser presque 100% des activités à Barra. Mais c’est un quartier qui n’a pas besoin d’investissements: il se développe très bien tout seul. Alors nous avons regardé où il était nécessaire de mettre de l’argent. Nous avons défini quatre zones dans la ville, notamment au nord, vers Maracana ou Deodoro.»

Baile funk. Dans le quartier de Gamboa, où s’inventa la samba, se tient cette nuit-là dans la halle de l’Acadêmicos do Salgueiro un énorme baile funk: longtemps prohibé pour cause d’apologie des narcotrafiquants ou de la vigueur de ses revendications sociales, le genre (de l’electro coloré samba et funk) fait encore peur, et demeure éloigné de beaucoup de circuits commerciaux.

Mais il attire des milliers de Cariocas, débarqués des fêtes sans fin de Lapa, et qui inventent cet autre Rio. Ce n’est toujours pas une ville pour les amateurs, exsudent encore les corps frénétiques, alors que les enceintes hurlent les infrabasses. Mais Chega de Saudade, assez de saudade, dit une chanson ancienne de João Gilberto. Et parmi les danseurs il y a peut-être cette femme croisée dans la favela de Dona Marta. Elle y était arrivée âgée 6 ans, y avait connu crainte et misère, demeurant dans le bas de cette pente d’infortune tenue par les gangsters.

Elle y vit toujours. Mais depuis un an, elle fait ici la guide pour Rio Top Tour, imagine l’être un jour pour les Jeux. Elle montre la place minuscule où un enfant perdu du nom de Michael Jackson passa quelques heures entouré de flics en armes, dans un autre siècle, tournant un clip vidéo sur les oubliés du monde. A elle, on donne des cours de français, désormais.

Elle étudie l’histoire de Rio pour en parler aux touristes, on l’emmène voyager pour voir d’autres Brésil, et elle gagne assez d’argent pour faire vivre ses enfants. Sa vie a changé. Elle a 42 ans, elle dit son nom, Salete Duarte, et l’on s’incline devant celle qui a ainsi mis 36 ans pour monter les 300 mètres de sa favela. Elle sourit et elle bouleverse, devant Rio de Janeiro au soleil, quand soudain sa bouche ose, et lui permet ce mot enfin: «Esperança».


«La cité fantastique où je suis né»

À 103 ans(!) Oscar Niemeyer, l'architecte l plus fameux du monde, travaille encore tous les jours en son repaire de Copacabana. Il a accepté de répondre, par écrit, à quelques questions.

Architecte de Brasília, vous êtes pourtant né à Rio: quel est votre rapport intime à la ville?

C’est la cité fantastique où je suis né, où j’ai choisi de vivre. La proximité de la mer, la beauté des plages et des montagnes, l’hospitalité et la joie de vivre de ses habitants rend Rio très attrayant. Pour tout dire, unique. Je l’ai traduit à ma façon dans un livre, «Rio», rempli de dessins et de croquis, publié en 2008 (Editions Revan).

L’urbanisme de Rio est d’une grande anarchie: comment le voyez-vous?

Comme d’autres grandes métropoles, Rio a grandi ces dernières années de façon désordonnée. Le centre-ville, autrefois joli et accueillant, a perdu son unité architecturale. Le quartier de Barra da Tijuca est dominé par des immeubles d’architecture lamentable.

Vous participez à Rio 2016, à travers la rénovation du Sambodrome. L’importance de ces Jeux pour Rio?

Ces Jeux sont importants pour attirer l’attention sur la ville. Et par extension sur le pays et surtout assurer un «héritage» d’infrastructures dont pourra bénéficier la population. Espérons que les dirigeants politiques sauront tirer profit de ce moment spécial.

Un jeune homme se présente à vous, souhaitant devenir architecte: que lui dites-vous?

Je lui conseille de cultiver avec autonomie son intuition créative. De défendre son architecture en évitant de se fixer aux modèles consacrés, aux règles inflexibles ou aux principes préétablis. Enfin, qu’il garde toujours à l’esprit que l’architecture, c’est l’invention.




Tags: Rio de Janeiro, Brésil, Jeux olympiques, 2016,

Partager: Partager sur Facebook Partager sur Delicious Ajouter aux favoris Google Ajouter aux favoris Yahoo! Partager sur Twitter Partager sur Yahoo Buzz Partager sur Myspace   Aller en haut de page Haut de page




Inscrivez-vous à notre newsletter afin de recevoir en primeur le sommaire de la semaine ainsi que nos offres spéciales.


ÉCONOMIE & FINANCE
Les écarts salariaux ont légèrement diminué en 2011
Logo de Novartis (archives) Keystone
Les écarts salariaux se sont légèrement atténués l'an dernier dans les grandes entreprises suisses. En termes de redistribution, les membres...
ÉCONOMIE & FINANCE
BMW rejette les reproches de la COMCO et va recourir auprès du TF
BMW a été sanctionné pour avoir entravé les importations  (archives) Keystone
La Commission de la concurrence (COMCO) inflige une sanction de 156 millions de francs au constructeur automobile BMW pour entrave...
ÉCONOMIE & FINANCE
Logitech prévoit de supprimer jusqu'à 45 postes en Suisse
Logitech a débuté un processus de consultation des employés en Suisse, en préalable à la restructuration annoncée en avril. La...
ÉCONOMIE & FINANCE
Joseph Deiss radié de la Confrérie du Gruyère
Joseph Deiss, ancien conseiller fédéral, a été radié de la Confrérie du Gruyère (archives) Keystone
La position de l'ancien conseiller fédéral Joseph Deiss dans l'affaire du gruyère américain d'Emmi a choqué les quelque 1500 membres...
ÉCONOMIE & FINANCE
Exportations et importations se contractent de près de 5%
Les exportations de montres se portent bien, contrairement à d'autres secteurs (archives) Keystone
Sur fond de morosité conjoncturelle et de franc fort, le commerce extérieur de la Suisse ne cesse de décliner. Les...


ÉCONOMIE & FINANCE
 Nuuk, Danemark: Sous la glace, la liberté
DERNIERE FRONTIERE Héritier de traditions culturelles et architecturales danoises autant que de références et dune sensibilité venues du monde inuit, le Groenland cherche une voie pour concilier le tout alors que le réchauffement climatique le place en première ligne des enjeux écologiques. Fotosearch
Une reine du Danemark, à Nuuk, Groenland, c’est une vieille dame digne au chignon serré qui boit son thé sans...
ÉCONOMIE & FINANCE
 Uyuni, Bolivie: La longue route du lithium
OR BLANC Le lithium est abondant dans les saumures des hauts plateaux andins. Ford et l'Université du Michigan estiment que les réserves mondiales actuelles suffisent jusqu'en 2100. Les Boliviens, eux, pensent que leur pays peut en approvisionner la planète pendant au moins mille ans. Martin Bernetti / AFP Photo
Dans un soulèvement de poussière, cinq jeeps arrivent à la queue leu leu et s’arrêtent à quelques mètres de la...
ÉCONOMIE & FINANCE
 Chiang Mai, Thaïlande: Alzheimer sous les tropiques
SORTIE Promenade dans les rues du village de Faham pour Gunther, accompagné de Cutjay. Patrick Brown
Confortablement installé dans un fauteuil, les jambes allongées sur un coussin, Hans* couvre une feuille de papier de sa signature....
ÉCONOMIE & FINANCE
 Macao, Chine: Les nouvelles règles du jeu
Le cliché colle à la ville comme le sparadrap du capitaine Haddock. «L’enfer du jeu»: une île entière ensuquée dans...
ÉCONOMIE & FINANCE
 Singapour: Capitale des fortunes de l'Asie
LUXE Vue de la ville, depuis la piscine installée au 57e étage de l'Hôtel Marina Bay Sands. Bloomberg / Getty Images
Souvent appelée «La Suisse d’Asie», Singapour ravira-t-elle sous peu à l’Helvétie sa place de numéro un mondial de la gestion...
ÉCONOMIE & FINANCE
 Mumbai, Inde: Tous derrière Bacchus
SYMBOLE Que l'Inde se mette à consommer mais aussi à produire du vin atteste du mouvement du
La route est longue jusqu’à Nasik. En quittant Mumbai direction nordest, on longe les tours modernes et insipides de la...
ÉCONOMIE & FINANCE
 Kaust, Arabie saoudite: De l'or noir à l'or gris
AMBIANCE Grandeur, par la dimension des bâtiments, et convivialité, par les formes, les couleurs et l'omniprésence de l'eau: le campus reflète la nature et la cité arabe. Kaust
Jessica Bouwmeester avait l’intuition qu’un événement important allait se produire ce 16 avril 2011. Une nuit de pleine lune. En...
ÉCONOMIE & FINANCE
 Kigali, Rwanda: Un Singapour africain
BALLET NOCTURNE Le grand rond-point de Kigali est le théâtre d'un trafic incessant. Jeremy Jowell / Majority World
Le grand rond-point de Kigali donne le vertige. Est-ce le ballet des rutilantes Toyota Land Cruiser? Les buildings qui poussent...
ÉCONOMIE & FINANCE
 Kinshasa, République démocratique du Congo: L'avenir du français s'écrit en noir
 Dessin original Kash
«Migre», mot compte triple, 27 points. Agacé, Jean-Paulin Saula claque de la langue et jette ses mains vers le ciel...
ÉCONOMIE & FINANCE
 Toshka, Egypte: Un jardin dans le désert
CLIMAT EXTREME Pour irriguer ce sol aride, un pivot tourne sur lui-même pratiquement en continu - 18 heures par jour au plus fort de l'été. Le sable se gorge d'eau, perd sa salinité et, au bout de quelques saisons, on peut y faire pousser de la luzerne, comme ici. La plante fourragère sera ensuite exportée vers les pays du Golfe. Shawn Baldwin
Le ciel est presque blanc, comme délavé par le soleil brûlant qui avoisine les 45 degrés. Le long de la...
12