La crise se met en livres 5/6
Banques centrales et Etats ont créé la crise
Moins d’Etat. Adepte de l’école autrichienne qui fait du taux d’intérêt le prix du temps, l’auteur affirme que les politiques monétaires ont généré cette crise.
Convaincu que les économistes de l’école autrichienne – emmenés par Ludwig von Mises et Friedrich Hayek – étaient dans le vrai, Pascal Salin, professeur émérite à Paris-Dauphine, dénonce tant les remèdes préconisés par les keynésiens que ceux proposés par les monétaristes. Les premiers conseillent, en situation de sous-emploi, de stimuler la demande par une relance budgétaire.
Les seconds entendent stabiliser le niveau des prix par le pilotage de la masse monétaire. Des interventions qui, en modifiant le taux d’intérêt, brouillent les arbitrages que les agents économiques sont censés faire en fonction dudit taux. Notamment entre consommation et épargne et entre utilisation de fonds propres ou constitution de fonds prêtables.
Suppression des banques centrales. L’auteur affirme que la crise a été avant tout générée par les politiques expansionnistes de la Fed, ainsi que par les incitations gouvernementales à favoriser la propriété immobilière des ménages modestes. Et de proposer rien de moins que la suppression des banques centrales et celle des monnaies ayant cours légal qu’elles sont seules habilitées à émettre.
Pour la monnaie, comme pour tout bien ou service, Pascal Salin préconise de laisser le marché libre de ses choix, dans le respect de la propriété.
Bref, de «créer les conditions qui permettraient un vrai retour au capitalisme, c’està- dire des montants élevés de droits de propriété sous forme de fonds propres, rendant illusoire le risque systémique et inutile le rôle de prêteur en dernier ressort de la banque centrale».
La Chine en modèle. En toute logique, «il ne faudrait pas de relance budgétaire, pas plus qu’il ne faudrait de relance monétaire, ou qu’il ne faudrait renforcer les réglementations qui aboutissent nécessairement à freiner l’autorégulation des marchés». Emporté par son élan libéral, il en vient à poser la Chine en modèle: «Son taux d’épargne se trouve à 40% (...).
La couverture des risques et besoins personnels – maladie, éducation, retraite – relève en Chine de la responsabilité individuelle.» Enviable pour qui affirme que «les politiques de redistribution constituent une attaque contre les droits légitimes des contribuables obligés de financer des transferts qui ne correspondent pas nécessairement à leur morale personnelle.
Par contre, la charité privée et volontaire est évidemment compatible à la fois avec la morale personnelle et la morale universelle.» Et le capitalisme «correspond aux exigences de la morale universelle».
Autre ouvrage sur ce thème: «Quel avenir pour le capitalisme?» Jean-Jacques Lambin, Dunod, 2011.
Tags: capitalisme, banques centrales, crise,
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| Réaction de slimnature le 15.08.2011 à 21:01 | | Lorsqu'on sait que un seul homme peut posséder des dizaines... Lorsqu'on sait que un seul homme peut posséder des dizaines des milliards et que deux ou trois peuvent en posséder autant, si ils se lient cela fait le double ou le triple, alors il est facile de spéculer et mettre à genoux des économies dans une sorte de jeu de dominos, pour gagner encore plus des milliards et pouvoir spéculer à leur guise. Certes les chefs des gouvernements ont peut être mains et poings liés par ces même spéculateurs qui les ont peut être aidés à être où ils sont, alors il faudrait mettre en place une économie plus à l'abris des spéculateurs, faute de quoi l'épée de Damocles sera toujours sur l'économie mondiale. slim | |
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| Réaction de Plutocrate le 13.08.2011 à 23:23 | Il faut rappeler que les Etats-Unis ne se sont dotés... Il faut rappeler que les Etats-Unis ne se sont dotés d’un système monétaire centralisé que durant la guerre civile, des tentatives avaient préalablement été tentées, mais elles se sont heurtées à une très forte opposition.
Or, ces banques centrales sont devenues de nos jours bien trop puissantes et comme ce sont les politiciens qui les contrôlent, elles servent plus les intérêts de ces derniers que ceux de leurs pays respectifs.
Il est donc normal de vouloir procéder à leur abolition car elles dérèglent le système économique mondial et les technologies actuelles permettent aisément de se passer de la monnaie papier.
Merci donc de publier ce genre d’article qui reflète la vérité de la situation et qui propose des solutions cohérentes et justes. | | |
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