ARCHIVES
BON POUR LA TÊTE

ACTUALITÉ

ÉCONOMIE & FINANCE

SOCIÉTÉ

POLITIQUE

ÉCOLOGIE

RÉACTIONS

CULTURE

DOSSIERS

PERSONNALITÉS

ENTREPRISES

MIX & REMIX

GUIDES

FORMATION

INTERVIEWS

BLOGS

TV

IPAD

HOME > ARCHIVES >  Réduire la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer l'article

BANQUES SAUVÉES, ÉTAT ENDETTÉ

Mis en ligne le 28.05.2009 à 00:00

L'Hebdo; 2009-05-28

Dette anglaise BANQUES SAUVÉES, ÉTAT ENDETTÉ

PARYVES STEINER

LES FAITS

En raison de l'explosion de sa dette publique, le gouvernement de Gordon Brown risque de perdre la note AAA sur les titres de sa dette. L'agence Standard & Poor's (S & P) a livré, la semaine passée, une évaluation négative des finances de Sa Majesté. Après l'Irlande et l'Espagne, la Grande-Bretagne serait ainsi la troisième économie européenne dont la dette publique n'est plus jugée comme celle d'un «emprunteur qui rembourse toujours». Conséquence directe, le renchérissement du coût de ses emprunts sur les marchés, et ce alors que Londres recherche du capital pour financer ses mesures de relance. Toujours selon S & P, le soutien du gouvernement de Gordon Brown aux banques coûterait entre 100 et 145 milliards de livres sterling. Soit entre 7 et 10% de la richesse produite en un an au Royaume-Uni.

LES COMMENTAIRES

Pour Gary Duncan, chroniqueur économique au Times de Londres, «le prochain gouvernement - peu importe qui le dirigera - sera sous la pression constante d'un ajustement rapide des finances publiques et ce, une fois la menace de la récession envolée. Aujourd'hui, le gouvernement emprunte plus de 12% du revenu national, et sa dette dépasse 80% du produit intérieur brut. L'annonce de S&P de dépouiller la Grande-Bretagne de sa note AAA souligne l'urgence du défi pour nos dirigeants.» Un propos qu'on peut aussi lire dans The Guardian, pointant combien, désormais, la tâche s'avère rude pour Gordon Brown et sa réélection en 2010. Dans les colonnes de The Independent, Hamish McRae, chroniqueur économique, évoque encore que «la Grande-Bretagne n'est pas seule dans ce marasme». A savoir que, «si les Etats-Unis perdaient, eux aussi, leur rating AAA, ce serait un choc dans les marchés mondiaux, affectant le dollar et son statut de monnaie de réserve. L'idée que les plus grandes économies seraient incapables d'honorer leurs dettes ne clignotait pas dans le radar des investisseurs. C'est le cas maintenant.»

À SUIVRE

A Londres et à Washington, les finances publiques virent au rouge vif. D'où des menaces sur le cours de la livre et du dollar. Côté euro, quatre économies de la zone ont très mal à leurs comptes publics (Irlande, Espagne, Grèce et Portugal). A quand le franc suisse comme valeur refuge?




Partager: Partager sur Facebook Partager sur Delicious Ajouter aux favoris Google Ajouter aux favoris Yahoo! Partager sur Twitter Partager sur Yahoo Buzz Partager sur Myspace   Aller en haut de page Haut de page




Inscrivez-vous à notre newsletter afin de recevoir en primeur le sommaire de la semaine ainsi que nos offres spéciales.