Barcelona ending
Woody Allen filme paresseusement une Espagne de carte postale dans «Vicky Cristina Barcelona».
Après trois films tournés en Angleterre, Woody Allen est parti vivre l’aventure espagnole sous le soleil de Barcelone. Il y filme la ploutocratie américaine accomplissant de manière fitzgeraldienne un fantasme d’Hemingway. Entre une partie de golf et un concert de guitare, ces nice people s’ennuient un peu. La chaleur exacerbant les sens, les Espagnols ayant le sang chaud, les ladies bovarysent.
Vicky la brune sage et Cristina la blonde folle tombent sous le charme viril de Juan Antonio, artiste peintre, qui les initie aux plaisirs du vin et de l’art, avant de porter la virile estocade dont rêvent les Carmencita de faubourg. Femme au bord de la crise de nerfs, Elena, l’ex-volcanique du bel Hidalgo, revient initier l’ingénue à la photographie et au triolisme...
Hormis Javier Bardem et Penelope Cruz qui mettent un peu de piment dans la tambouille, cette espagnolade fadasse est indigne de Woody Allen. Il filme sans inspiration des maisons de rêve, des restaurants de luxe et, pervers pépère, de belles et jeunes actrices s’embrassant à pleine bouche. Le Mahattan de ses films d’antan était idéalisé, mais vibrant. Son Espagne , comme son Angleterre, sont faites de clichés. N’est-il pas temps que Woody l’errant retourne à la maison?
Vicky Cristina Barcelona. De Woody Allen.
Avec Javier Bardem, Scarlett Johansson, Penélope Cruz.
Etats-Unis, 1 h 36.
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