DAu sortir du marathon bâlois, il faut trier, ranger, classer; relire ses notes, se souvenir et répondre à LA question: alors, de ce millésime 2010, quelles montres retenir? Impossible d’être impartial, évidemment. Il y a plus d’exposants et de nouveautés que de temps disponible. Au hit-parade 2010, je mentionnerai une fois encore le néoclassicisme vintage et rétro d’une grande majorité de produits dévoilés. Saluerai ensuite la toujours sublime facture des grandes maisons telles Patek Philippe et Breguet avec, pour l’une, deux nouveaux chronographes (5170J et 5950A) et, pour l’autre, une Tradition Tourbillon Fusée en platine de 41 mm et une Reine de Naples dotée (premier mouvement dédié) d’une sonnerie au passage des heures. Retiendrai ensuite la cohérence de Corum, Maurice Lacroix et Zenith, presque parachevée pour les deux premières, en début de course pour la troisième, mais avec, pour chacune, des pièces vouées à devenir des icônes. Icône toujours avec le retour de l’Explorer de Rolex, agrandie à 39 mm. Oserai également un waouh admiratif face aux «inventions» de Hautlence, Cabestan et Ladoire, des montres emblématiques de la nouvelle horlogerie, mais en séries si limitées et à des prix si élevés que réservées à quelques happy few. Retiendrai aussi l’excellent rapport qualité-prix, mâtiné qui plus est d’inventivité technique, de Hamilton avec sa Pulsomatic dotée à la fois d’un mouvement automatique et d’un affichage digital LCD. Citerai enfin le concept Pendulum de TAG Heuer – un échappement sans spiral fonctionnant par magnétisme – ainsi que les délires ludiques de Volna. Au rayon dames: je mentionnerai le retour des miniminimontres, mais aussi Bulgari et ses «Cléopâtresques» Serpentine, Nina Ricci et son évanescente Twist et, enfin, Dior et ses cadrans inspirés de la haute couture.
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