CULTURE
BON POUR LA TÊTE

ACTUALITÉ

ÉCONOMIE & FINANCE

SOCIÉTÉ

POLITIQUE

ÉCOLOGIE

RÉACTIONS

CULTURE

DOSSIERS

PERSONNALITÉS

ENTREPRISES

MIX & REMIX

GUIDES

FORMATION

INTERVIEWS

BLOGS

TV

IPAD

« Précédente 80/80
Réduire la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer l'article
Bassidji
Réalisateur : Mehran Tamadon
Sortie: En salle dès le 14 octobre. Projection en présence du réalisateur le 15 octobre à 18h, aux Galeries du Cinéma (Lausanne)
Distributeur : Tamadon / Road Film, Box Productions

Salué au festival Visions du Réel, le film de l’Iranien Mehran Tamadon sur les miliciens bassidji sort sur les écrans romands. Saisissant.

En juin passé, après les élections présidentielles iraniennes qui ont reconduit au pouvoir l’un des leurs, Mahmoud Ahmadinejad, les bassidji, ces gardiens de la révolution, verrouillaient les rues de Téhéran et des villes du pays. Pour mater ceux qui contestaient - jusque dans le clergé - la victoire du président sortant. Le régime vacille (un peu), les bassidji montent au front.

Consacré à ces gardiens de l’islam chiite, le film de Mehran Tamadon, cinéaste et architecte iranien exilé depuis l’âge de 12 ans en France, tombe à point nommé. Un film qui se construit autour de l’expérience fondatrice des bassidji: le front de la guerre Iran-Irak. Un lieu où se cultivent la mémoire de leurs martyrs et la foi religieuse qui accompagne la peine des parents de ces hommes, morts pour la révolution.

Récits de combattants érigés en mythes, causeries propices à un prosélytisme religieux, mais dialogues aussi. Car Mehran Tamadon y met du sien. Et va au devant d’une altérité. Des hommes qui forment une «autre» partie de la société iranienne, celle que cet enfant de parents communistes n’a pas côtoyée. Symbole de ce qu’est l’Iran, un pays scindé en deux où les discussions entre bords sont rares, quand elles ne tournent pas à vide. Sur le front, les positions sont encore figées.

Parfois, le spectateur occidental a l’impression d’être mis à l’écart d’un propos d’abord dirigé vers les Iraniens eux-mêmes. Un sentiment qui ne doit pas servir d’alibi pour refuser d’entendre ces miliciens islamistes à visage découvert. Exigeant, ce film coproduit par les Suisses de Box Productions en fournit l’occasion.



Partager: Partager sur Facebook Partager sur Delicious Ajouter aux favoris Google Ajouter aux favoris Yahoo! Partager sur Twitter Partager sur Yahoo Buzz Partager sur Myspace   Aller en haut de page Haut de page





Cinéma
Carlos

Cinéma
Le poison