C’est une histoire belge qui ne fait pas rire les diplomates suisses à New York. Alors qu’ils avaient préparé la candidature de Joseph Deiss à la présidence de la 65e Assemblée annuelle de l’ONU (2010-2011), voilà que les Belges sortent un «gros morceau» de leur chapeau. Entendez par là, un poids lourd de la politique européenne en la personne de Louis Michel, actuellement député européen et ex-commissaire européen au Développement et à l’Aide humanitaire. «On ne s’attendait pas à lui», constate un diplomate suisse en poste aux Etats-Unis. «Les chances de Deiss sont très minces désormais. » Pourquoi? Tout simplement parce que 15 des 28 membres du groupe des pays occidentaux et autres (WEOG) sont des Etats de l’Union européenne. Le Fribourgeois Deiss, cette semaine à New York pour sa promotion, n’a-t-il donc plus que les yeux pour pleurer? «Pas du tout», répond Peter Maurer, ambassadeur de Suisse à l’ONU. «Nous aussi, nous ferons campagne. Résultat durant le premier semestre de 2010.