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Par Mireille Descombes - Mis en ligne le 18.09.2008 à 06:00 |
Calme, posé, le regard clair, cultivant volontiers la franchise, le directeur du Musée cantonal des beaux-arts de Lausanne donne l’impression de rester lui-même quoi qu’il arrive. Du petit monde de l’art actuel, Bernard Fibicher n’a adopté ni les tics de langage ni l’uniforme.
On l’a découvert Valaisan, pionnier dans son canton en matière de création contemporaine et d’expositions en plein air. On l’a retrouvé à Berne, directeur de la Kunsthalle puis conservateur au Kunstmuseum.
Toujours en éclaireur, durant ces mandats, il nous a fait découvrir les arts chinois, africain et plus récemment indien. A la tête du musée lausannois depuis un an, Bernard Fibicher se retrouve aujourd’hui face à de nouveaux défis. «De sept heures du matin à souvent tard le soir, je ne fais plus que rencontrer des gens, nouer des contacts, assister à des réunions.
J’ai presque oublié ce qu’est l’histoire de l’art, un tableau ou un accrochage.» L’enjeu, toutefois, en vaut la chandelle puisqu’il s’agit de convaincre les Vaudois du bien-fondé du futur Musée des beaux-arts à Bellerive. La votation aura lieu le 30 novembre. D’ici là, le directeur découvre des réalités qu’il n’avait fait qu’effleurer: le fonctionnement du monde politique et l’importance de l’électeur de base.
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