Bertrand Rey, sa Birmanie
EXPOSITION. Le photographe navigue depuis douze ans sur les rives du fleuve Irrawaddy. Belle leçon de zen engagé.
Long de plus de deux mille kilomètres, le fleuve Irrawaddy est à la Birmanie ce que le Nil est à l’Egypte: un poumon économique, une voie de communication majeure, un sanctuaire naturel, un mythe national et une source spirituelle inépuisable. Depuis douze ans, le photographe valaisan Bertrand Rey, 48 ans, sillonne régulièrement ses rives avec passion et humilité. Ce pays qui vit «en dehors du temps» l’a «profondément marqué». «Se rendre dans ce pays, c’est comme faire un saut dans le temps et parcourir l’Asie des années cinquante.» La quarantaine de portraits qu’il expose à la Galerie Focale à Nyon, posés, lumineux, sereins, intenses et habités, reflètent le lien de confiance qu’il a su établir avec les habitants de ses régions si particulières. Les regards sont directs mais évoquent un lointain mystérieux. Garçons, femmes, au travail ou à la baignade, ils appartiennent à un autre monde dont ils gardent les rives avec obstination.
Des anges en enfer. Exposition du 7 mars au 11 avril. Galerie Focale, Nyon. Vernissage le 6 mars dès 18 h. Conférence-débat «La Birmanie et le photojournalisme», avec Bertrand Rey, photographe, et Claude Schauli, journaliste. Rencontre animée par Alain Jeannet, L’Hebdo. www.focale.ch
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