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FRÉDÉRIC MAUCH Le fondateur de BioApply avec ses derniers modèles biodégradables à base d’amidon de maïs ou de pommes de terre.
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BioApply dans le sac

Par RICHARD SIEGERT - Mis en ligne le 21.07.2010 à 15:23

ÉCOLOGIE. Avec 6 millions de cabas vendus en 2009, la start-up de Gland est devenue leader suisse des sacs biodégradables.

Si un sac en plastique met jusqu’à 400 ans avant d’être décomposé, son utilisation effective ne dépasse pas vingt minutes. En découvrant cette absurdité écologique, Frédéric Mauch a eu une réaction double. «J’y ai vu à la fois un challenge éthique et une niche commerciale», raconte le fondateur de BioApply, start-up spécialisée dans les sacs biodégradables qui emploie aujourd’hui six personnes à Gland (VD).

Fabriqués à partir d’amidon de maïs ou de pommes de terre, les cabas de BioApply sont conformes à la norme européenne EN 13432 et certifiés «OK Compost», avec une durée d’utilisation d’environ 24 mois. Contrairement aux produits simplement oxodégradables (qui se fragmentent mais restent présents dans la nature), les sacs BioApply se décomposent complètement après deux mois de compostage, valorisés en humus, ce qui leur procure un réel avantage concurrentiel.

Frédéric Mauch, dont le père possédait une entreprise, s’est toujours imaginé devenir entrepreneur. Après des études à Rolle, à New York University et à Sciences-po Paris, il a d’abord lancé une société d’accessoires de mode fabriqués en Chine. L’idée de créer BioApply lui est venue en 2005. «Au départ, nos sacs suscitaient beaucoup de scepticisme, se souvient-il. Mais aujourd’hui, on observe un changement d’état d’esprit vers le développement durable, comparable à la révolution internet, qui traverse toute l’économie et toute la société.»

Un changement qui se reflète dans le bilan commercial de BioApply. En 2009, la start-up a généré un chiffre d’affaires de 1 million de francs et Frédéric Mauch peut citer des noms tels que Wenger, Alinghi, Le Shop et Switcher parmi ses clients; à partir de septembre, le groupe textile vaudois prévoit d’ailleurs de remplacer ses sacs en plastique par des cabas de BioApply. «Ces produits répondent très bien à notre éthique de développement durable», souligne Ueli Anken, responsable de communication chez Switcher.



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Frédéric et Olivia Mauch (BioApply)


Tags: BioApply, sacs biodégradables, compostage, Frédéric Mauch,

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