Birmanie: devoir d’ingérence?
«Ma frustration est immense devant la lenteur inacceptable de la réponse à cette crise humanitaire.» Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU
La première dépêche annonçait quelques centaines de morts, la dernière plus de 100000. C’est dire l’incroyable violence du cyclone qui a ravagé la Birmanie. De nombreux pays ont proposé une aide d’urgence. Pourtant, la junte militaire qui gouverne le pays tergiverse. Paranoïaque, elle craint de fragiliser son pouvoir, déjà si contesté, si elle ouvre ses frontières aux Occidentaux. Conséquence immédiate de ces hésitations: des milliers de personnes meurent chaque jour, faute de soins, de vivres, d’eau potable. Une attitude qui pose à nouveau la question du devoir d’ingérence. Bernard Kouchner, le ministre français des Affaires étrangères, l’a invoquée en début de semaine, estimant que l’ONU devait protéger la population birmane, quitte à se passer des autorisations officielles birmanes. Sans succès pour l’instant.
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