BMW, l’héritière et le Gigolo
Courage. L’héritière allemande de BMW, mariée et mère de trois enfants, s’est donnée à un Suisse. Le gigolo professionnel l’a fait chanter. Elle l’a dénoncé.
Tragicomédie dans le monde feutré des riches rentiers bavarois: plusieurs femmes mariées issues de cette bonne société ont cédé aux charmes d’un gigolo suisse. Parmi elles, l’héritière de l’empire BMW – une fortune estimée à 13 milliards d’euros.
Avec son mari et ses enfants. Tout commence le 23 août 2007. La blonde et riche Suzanne Klatten, née Quandt et donc héritière de la famille propriétaire de BMW, se donne à un Suisse dans un hôtel de Munich, ville où elle réside avec ses trois enfants, son mari et son ordre bavarois du Mérite. Pas de chance, le bellâtre, Helg Sgarbis, est un professionnel.
Cet ébat et ceux qui suivront sont filmés par un complice. Deux semaines après les débuts de leur relation, l’homme extorque 7,5 millions d’euros à l’héritière. Il revient à la charge, demandant 10 millions, puis 40.
C’en est trop pour Suzanne Klatten, qui dénonce le gigolo. L’homme est arrêté. L’affaire est en cours d’instruction, mais on sait que le séducteur suisse et son complice italien ont également sévi auprès de trois amies de Suzanne Klatten, elles aussi fortunées. La police a saisi 1,7 million d’euros et quantité de voitures de luxe – Rolls-Royce, Lamborghini et autres Ferrari.
Voyeur. Si l’histoire fait le tour des rédactions, c’est qu’elle flatte quelques-uns de nos pires instincts. Voir une femme décorée de l’ordre du Mérite fauter, c’est toujours plaisant. Savoir que l’homme qui jouait les passionnés n’en voulait au fond qu’à son argent, c’est toujours rassurant: au moins une mésaventure qui ne nous arrivera jamais. Et puis, ça nous conforte dans notre morale à bon marché: eh oui, l’argent ne fait pas le bonheur.
Bref, le voyeur qui est en nous ne sort pas franchement grandi de toute cette Schadenfreude. La dame, en revanche, et à l’inverse de toutes ses copines elles aussi piégées, a osé affronter nos sarcasmes pour arrêter le maître chanteur. Classieux, non?
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