L'Hebdo;
2003-02-27 falbala Bongo en Smalto
Au pouvoir depuis des lustres, le président gabonais affiche un luxe tapageur. Celui d'un chef d'Etat installé pour durer.
Le 22e sommet franco-africain s'est tenu à Paris du 19 au 21 février. Au moment de la photo sur le perron de l'Elysée, un chef d'Etat s'est à nouveau fait remarquer: le Gabonais Omar Bongo. Par sa petite taille (avec ses talonnettes, l'homme est un peu le Michel Sardou de la Francophonie), mais surtout par son allure. Bongo, sur le trône depuis 1973, se distingue par son goût pour le clinquant, le luxe tapageur, le côté tape-à-l'oeil d'une grosse gourmette en or et d'une paire de pompes italiennes en cuir verni, d'un costume à six boutons Smalto ou Cerruti prêt à craquer (le pouvoir engraisse) et d'une monture de lunettes très chère. Mais n'a pas le look «potentat nègre» qui veut. Certes, même garde-robe à la Duvalier (chevalière et lavallière) chez Eyadéma, Biya et Sassou N'Guesso, les pairs de Bongo installés au pouvoir depuis des lustres; beaucoup plus de simplicité, en revanche, chez Wade ou Gbagbo, qui ont connu les affres de l'opposition, l'exil et la prison. En Afrique, flanelle rime avec fortune «personnelle».
Florence Duarte
Look «potentat nègre» pour le petit Bongo, au pouvoir depuis trente ans.
panoplie
Costume croisé Canali, laine super 120's, boutique Di Marino Homme (Lausanne), Fr. 1430.-
Montre en or jaune et diamants Patek Philippe, Fr. 40 600.-
Cravate en crêpe de soie piquée d'une épingle en pâte de verre, modèle «Karl Lagerfeld» chez Chanel, Fr. 157.50
Lavallière en soie Brioni, boutique Di Marino, Fr. 230.-
Stylo plume Louis Cartier, or jaune 18 carats, brillants et diamants noirs, cabochon onyx, Fr. 22 500.-
vive la rumeur!
On ne se méfie jamais assez des histoires qui circulent. Selon des chercheurs de l'Université Harvard cités par la BBC, il serait donc possible de présenter des symptômes physiques de maladies bien réelles, quand bien même ils ont été engendrés par une rumeur persistante. Le professeur Richard McNally assure en effet que les vétérans de la guerre du Vietnam et les personnes «enlevées» par des soucoupes volantes ressentiraient des souffrances comparables. Les «victimes» des extraterrestres croiraient à ce point à leur prétendue expérience paranormale qu'ils présenteraient de véritables marques de stress. «Un récit imaginaire dont vous vous souvenez peut vous traumatiser autant qu'une véritable souffrance», assure ce spécialiste. C'est dire s'il est important de prévenir ici les amateurs de rumeurs en tous genres: quoi que vous lisiez, croyiez ou pensiez, ne vous emballez pas. Restez calme. Ne faites confiance à personne. Et vous ne vous en porterez que mieux. J. R.
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