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Par Philippe Le Bé - Mis en ligne le 09.12.2009 à 17:49 |
LES FAITSLa 7e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) s’est achevée la semaine dernière à Genève sans réels progrès. Si la volonté de conclure le cycle de Doha en 2010 s’est manifestée dans la plupart des discours, aucune délégation ne s’est montrée prête à faire des concessions, notamment l’UE et le G10 dans le domaine agricole. Les ministres de 22 pays en développement ont toutefois conclu un accord plurilatéral de libéralisation de leur commerce, s’engageant à réduire d’au moins 20% leurs lignes tarifaires dans leurs échanges. LES COMMENTAIRESLes initiés mettent en doute la bonne volonté des ministres d’aboutir d’ici à 2010, note la Neue Zürcher Zeitung. Pourtant, dans un entretien au journal Les Echos, Pascal Lamy estime que cela lui paraît faisable, «mais il faut accélérer le pas». Et le directeur général de l’OMC d’énumérer «plusieurs gros dossiers à finaliser», dont «les paramètres de la clause de sauvegarde qui permettra aux pays en développement de limiter les bouffées d’importation de produits agricoles» ou encore «la réduction des subventions américaines et européennes sur le coton». Pour Le Temps, «les Etats-Unis portent une responsabilité particulière à la paralysie (...) Le président Obama est prisonnier d’un Congrès et de syndicats réticents à l’ouverture. Et l’attentisme américain sert de prétexte aux autres pour ne rien faire». En réalité, commente le Financial Times, ce blocage n’est pas la conséquence d’un mécanisme global de l’OMC qui serait détraqué, mais de la faiblesse des gouvernements nationaux qui tirent les ficelles. «Il n’y a pas de solution technocratique au cycle de Doha, c’est un problème politique.» À SUIVREEn plus de l’important volet agricole actuellement dans l’impasse, il reste encore à régler la question des dénominations d’origine et celle des services. La mission semble presque impossible. Pourtant, la conférence de Copenhague sur le climat pourrait contribuer à débloquer la situation. En effet, plusieurs pays, dont le Japon, souhaitent trouver rapidement un accord sur la libéralisation des échanges de biens environnementaux. Une entente sur ce dossier pourrait avoir des effets positifs sur les autres domaines de négociations. |









