ÉCONOMIE & FINANCE
BON POUR LA TÊTE

ACTUALITÉ

ÉCONOMIE & FINANCE

SOCIÉTÉ

POLITIQUE

ÉCOLOGIE

RÉACTIONS

CULTURE

DOSSIERS

PERSONNALITÉS

ENTREPRISES

MIX & REMIX

GUIDES

FORMATION

INTERVIEWS

BLOGS

TV

IPAD

HOME > ÉCONOMIE & FINANCE >  Réduire la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer l'article

Décryptages
Bras de fer à 1000 milliards d’euros

Par Geneviève Brunet - Mis en ligne le 12.10.2011 à 14:56

 

Le Comité de Bâle est loin d’avoir, à ce jour, la certitude que toutes les banques respecteront ses nouvelles normes prudentielles, dites de Bâle III . Alors que les banques américaines n’appliquent toujours pas Bâle II et que Dexia vient d’être démantelée - peut-être la première banque européenne à subir ce triste sort avant d’autres -, la sourde guéguerre menée par les banquiers pour échapper à une partie des nouvelles règles se poursuit en coulisses.

ÉNORME DÉFICIT D’ACTIFS LIQUIDES

L’exigence de constituer des fonds propres de meilleure qualité et de garder suffisamment de liquidités pour survivre à un choc de confiance, tout comme le ratio d’endettement fixant le levier tolérable en proportion de la taille du bilan, limitent la marge de manoeuvre de grands patrons volontiers enclins à sous-estimer les risques systémiques pour mieux doper leurs profits.

D’autant que, pour la plupart des établissements financiers européens - habitués jusque-là avec Bâle II à constituer des fonds propres en fonction de risques identifiés par eux-mêmes -, le nouveau carcan est très contraignant. L’effort à fournir pour s’y conformer est pénible.

Distribuer moins, voire pas du tout, de dividendes pour stocker les bénéfices, réduire la taille du bilan - donc le nombre d’affaires possibles - ne sont du goût à court terme ni des actionnaires ni des dirigeants qui voient fondre la valeur de leurs rémunérations variables en actions et options.

Dans son effort pour convaincre que la sévérité des régulateurs n’est pas forcément pertinente, la revue Conjoncture de BNP Paribas a publié, en juin, une étude intitulée «Bâle III n’aura peut-être pas les vertus de la lance d’Achille», en référence à cette arme dotée de la vertu de guérir les blessures qu’elles avaient infligées.

Et d’expliquer que les nouvelles exigences réduiront la quantité de crédit disponible dans les économies européennes et en augmenteront le coût. Reste que le contribuable - instruit par la violente baisse des actions bancaires pendant l’été, le nouveau sauvetage de Dexia et le coût du Fonds européen de stabilité financière - retiendra plutôt que «les banques européennes présentaient un déficit de 1000 milliards d’euros d’actifs liquides à la fin de 2009». En espérant que, dans ce super bras de fer, le Comité de Bâle saura jouer des muscles.




Tags: Décryptages, chronique de Geneviève Brunet,

Partager: Partager sur Facebook Partager sur Delicious Ajouter aux favoris Google Ajouter aux favoris Yahoo! Partager sur Twitter Partager sur Yahoo Buzz Partager sur Myspace   Aller en haut de page Haut de page




Inscrivez-vous à notre newsletter afin de recevoir en primeur le sommaire de la semaine ainsi que nos offres spéciales.


ÉCONOMIE & FINANCE
Les écarts salariaux ont légèrement diminué en 2011
Logo de Novartis (archives) Keystone
Les écarts salariaux se sont légèrement atténués l'an dernier dans les grandes entreprises suisses. En termes de redistribution, les membres...
ÉCONOMIE & FINANCE
BMW rejette les reproches de la COMCO et va recourir auprès du TF
BMW a été sanctionné pour avoir entravé les importations  (archives) Keystone
La Commission de la concurrence (COMCO) inflige une sanction de 156 millions de francs au constructeur automobile BMW pour entrave...
ÉCONOMIE & FINANCE
Logitech prévoit de supprimer jusqu'à 45 postes en Suisse
Logitech a débuté un processus de consultation des employés en Suisse, en préalable à la restructuration annoncée en avril. La...
ÉCONOMIE & FINANCE
Joseph Deiss radié de la Confrérie du Gruyère
Joseph Deiss, ancien conseiller fédéral, a été radié de la Confrérie du Gruyère (archives) Keystone
La position de l'ancien conseiller fédéral Joseph Deiss dans l'affaire du gruyère américain d'Emmi a choqué les quelque 1500 membres...
ÉCONOMIE & FINANCE
Exportations et importations se contractent de près de 5%
Les exportations de montres se portent bien, contrairement à d'autres secteurs (archives) Keystone
Sur fond de morosité conjoncturelle et de franc fort, le commerce extérieur de la Suisse ne cesse de décliner. Les...


ÉCONOMIE & FINANCE
 Crise financière: La bombe à retardement des CDS
ORIGINES Blythe Masters, banquière star de JP Morgan, est considérée comme la mère des CDS. Ben Baker / Redux
L’acronyme est rébarbatif, le nom complet presque barbare: CDS, pour Credit Default Swaps. Pourtant, ces trois petites lettres – récurrentes...
ÉCONOMIE & FINANCE
 "Occupy Wall street": Panique chez les ploutocrates
Il reste à savoir si les manifestations du mouvement Occupy Wall Street changeront la donne en Amérique. Cependant, les manifestants...
ÉCONOMIE & FINANCE
 Assurance maladie: Une communication claire et complète
Dans L’Hebdo du 6 octobre 2011, l’encadré paru sous le titre «La guerre des chiffres» met en cause la communication...
ÉCONOMIE & FINANCE
 Montres Passion: Montres à secret
Les codes de la bienséance et du savoir-vivre exigeaient, dit-on, qu’une femme n’abordât point de montre avec une robe de...
ÉCONOMIE & FINANCE
 Montres Passion: Sportivement vôtre…
S’il est un domaine où les horlogers aiment à concourir, c’est bien dans celui de la performance sportive, en sponsors,...
ÉCONOMIE & FINANCE
 Claude Richard et Perry Fleury: Le 2e pilier est fragilisé par les bas rendements et la longévité
Perry Fleury, responsable des ressources humaines aux Retraites Populaires, et Claude Richard, directeur général des Retraites Populaires. Luca da Campo / Strates
Retraites Populaires a été récemment certifiée «equalsalary», un label qui atteste de l’application d’une politique salariale équitable envers les femmes...
ÉCONOMIE & FINANCE
 Actions: Gare au coup de vieux!
La retraite des baby-boomersnés entre 1946 et 1964 - va provoquer une baisse de 13% de la valeur des Bourses...