Cacophonie ou concert maîtrisé ?
On peine à croire que les conseillers fédéraux soient si mal conseillés en matière de communication qu’ils gaffent à tour de rôle. Créant ainsi une cacophonie préjudiciable à la stratégie pour la place financière suisse dûment approuvée fin 2009. Et si la compréhension de l’une à propos de l’utilisation de fichiers volés, la réflexion de l’autre sur l’échange automatique d’informations en contrepartie d’un accès illimité au marché européen des services financiers n’étaient - au contraire - que petites phrases soigneusement conçues? Des messages destinés à préparer la population à un changement majeur de stratégie. Si tel est le cas, on nous expliquera bientôt que le projet Rubik d’impôt à la source sur les avoirs détenus par des citoyens de l’Union européenne coûterait cher aux banques; alors qu’avec l’échange automatique d’informations ce seraient les fiscs étrangers qui se coltineraient le coûteux traitement des données. Ou que le savoir-faire financier helvétique rapporterait plus s’il avait toute l’Europe pour terrain de jeu. Le silence est d’or pendant toute négociation et chaque partie coordonne alors les messages de ses politiciens. Mais la négociation, ou son absence, peut rapidement déboucher sur un résultat. Une fois celui-ci connu, chacun met toute son énergie dans la communication destinée à son peuple de votants. Le Conseil fédéral pourrait en être à la deuxième étape d’un plan com. réussi: celle du concert de petites phrases aussi maîtrisé que faussement spontané. Décryptages du 11 février 2010
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