Symboles et étalons-or de l’art horloger, et bien que l’heure s’affiche partout – des téléphones portables aux ordinateurs –, les montres de poche font, depuis quelques saisons, un vrai retour dans les catalogues horlogers. Nostalgie ou mode éphémère? Les avis divergent mais la tendance est suffisamment claire pour être retenue. Bien sûr, les montres de poche n’avaient jamais totalement disparu. On estime par exemple que Tissot en écoulerait plusieurs dizaines de milliers par an. Une goutte d’eau dans la production de la maison – elle se compte en millions –, mais un volume à faire se pâmer nombre de jeunes marques horlogères. Sur les récentes traces d’Omega, Richard Mille, Piaget, Hautlence, Jaquet Droz, Audemars Piguet, Hermès ou Bell & Ross, c’est donc cette année au tour notamment de Bovet, Breitling for Bentley, Parmiagiani ou Chopard de se lancer. Contemporaines ou vintage, précieuses ou hyperclassiques, nombre de ces pièces jouent par ailleurs du multiusage, se transformant en montres-bracelet, en pendulettes de table ou, alors, en «compteurs» de tableau de bord. Dernière citée et marquant son 150e anniversaire, la L.U.C Louis-Ulysse - The Tribute a, elle, été développée en partenariat avec les étudiants de l’Ecole d’horlogerie de Genève, après quelque 5300 heures de recherche et développement. Dotée d’un calibre à remontage manuel (148 pièces pour 80 heures de réserve de marche) estampillé COSC – elle est la seule sur le marché – et Poinçon de Genève, la pièce de 49,6 mm en or gris se clippe et se déclippe d’un bracelet en alligator selon un système inspiré d’un brevet mis au point en 1912 par Karl Scheufele I, l’arrièregrand- père de Karl-Friedrich et Caroline Scheufele, aujourd’hui à la tête de la maison Chopard. Attention: édition anniversaire limitée à 150 pièces.
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