Le temps de la retenue face au voyage du président de la Confédération Hans-Rudolf Merz en Libye est passé. Le président du PS Christian Levrat et le candidat PDC à la succession Couchepin Urs Schwaller le critiquent vertement dans la presse dominicale.
"Il a humilié la Suisse et est revenu sans les otages. Cela démontre une maladresse sans précédent ces dernières décennies", dit Christian Levrat.
De toute manière, l'année présidentielle de M.Merz n'est qu'une suite de faux pas. Sa décision de prendre les choses en mains avec le voyage à Tripoli n'est pas conforme au système politique et pas démocratique selon lui.
Le conseiller aux Etats PDC Urs Schwaller, candidat à la succession de Pascal Couchepin, n'épargne pas non plus le président de la Confédération. Le Fribourgeois dit qu'il serait aussitôt revenu s'il avait appris qu'il ne pouvait pas rencontrer Mouammar Kadhafi.
Si Urs Schwaller dit comprendre M.Merz sur le plan humain, il rappelle qu'il agissait en tant que président de la Confédération et non comme personne privée. "Nous nous ridiculisons et nous laissons donner des ordres par Kadhafi". Dans toute l'affaire, c'est la crédibilité de la Suisse comme Etat souverain qui est en jeu.