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Chroniques dEdimbourg

Mis en ligne le 28.06.2007 à 00:00

Roman-feuilleton Les personnages de McCall Smith se croisent dans un tourbillon de quiproquos.

L'Hebdo; 2007-06-28

Chroniques dEdimbourg

Roman-feuilleton Les personnages de McCall Smith se croisent dans un tourbillon de quiproquos.

Après les célèbres Chroniques de San Francisco d'Armistead Maupin, voici des chroniques en provenance d'Edimbourg, signées Alexander McCall Smith. Plus loufoque que son confrère américain, l'auteur anglais relève très bien ce défi particulier que représente le genre du roman-feuilleton.

Ces courts chapitres ont été, au départ, publiés jour après jour dans le quotidien écossais The Scotsman. En préface, McCall Smith explique très bien quelles sont les contraintes de ce genre aujourd'hui tombé en désuétude. L'auteur de polars qu'il est - il a créé la détective femme Precious Ramotswe - devait inventer un événement par épisode, sans pour autant adopter un style trop haché, et retenir l'attention d'un lecteur dont l'il est constamment attiré par les titres d'articles qui voisinent dans la page. Alexander McCall Smith rend également hommage à Maupin, car c'est en pensant à lui qu'il a eu envie d'imaginer la ribam- belle de personnages qui peuple son récit. Il raconte surtout combien il était important, pour lui, d'ancrer son propos dans Edimbourg, cette ville où il enseigne le droit à l'université.

L'immeuble du 44, Scotland Street, offre à lui seul une belle brochette d'individus singuliers. Il y a Pat, l'ingénue, et son colocataire Bruce, beau gosse pas très futé, leur vieille voisine Domenica, au passé étonnant, Irene et Bertie, son surdoué de fils. Au fil des pages, on croise leurs amis, leurs employeurs, le propriétaire d'une galerie de peinture, celui d'un cabinet d'expertises comptables, celle d'un bar à la mode. Par le truchement de rocambolesques malen- tendus, ils vont se croiser et vivre une multitude de scènes cocasses. L'art d'Alexander McCall Smith est de faire exister ses personnages au point qu'on les retrouve, chapitre après chapitre, comme autant de vieux amis, et qu'on aimerait savoir, une fois le livre refermé, ce qu'ils vont devenir dans cet Edimbourg de papier. |

Sylvie Tanette

44 Scotland Street. De Alexander McCall Smith. 10/18, 414 p.




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