Affaires à suivre - Société&Culture
Cinéma suisse: viva Cornamusaz
LES FAITS
Au KKL de Lucerne où se déroulait pour la seconde fois au format glamour la cérémonie des Prix du cinéma suisse, on attendait le triomphe de La disparition de Giulia, parti gagnant avec cinq nominations. Mais la comédie douce-amère de Christoph Schaub, scénarisée par Martin Suter, s’en est allée bredouille. C’est une Vaudoise de 35 ans, Séverine Cornamusaz qui a été couronnée pour Coeur animal, son premier film, un drame rural d’une grande intensité. Le Quartz du meilleur comédien est allé à Antonio Buil, toujours pour Coeur animal. Et Frédéric Mermoud est récompensé pour le scénario de Complices. Ces Romands sont décidément très (trop?) forts...
LES COMMENTAIRES
«L’événement, qui a duré deux heures, a brillé par son refus absolu du divertissement», écrit la Basler Zeitung. Sous le titre «Adieu Hollywood, ohé Swiss Coolness», la Berner Zeitung observe que «les invités interprètent le code vestimentaire “Tenue de soirée festive” de manière relativement libre et en tout cas décontractée». Le Temps porte un regard critique sur la soirée des Quartz, marquée par la «frilosité de la télévision», déplore des couacs pour conclure: «Et tandis que (...) Goretta s’éloignait, sa chaise poussée par Jean-Luc Bideau, l’un et l’autre accablés comme deux anciens de Verdun, constat était fait que la bataille pour farder le cinéma suisse ne sera pas gagnée sur un terrain d’une telle médiocrité.»
À SUIVRE
Séverine Cornamusaz est ravie que ce Quartz vienne apporter «un éclairage inespéré à mon film, juste avant sa sortie en Suisse alémanique». Elle travaille actuellement à l’écriture de son prochain long métrage, Cyanure.
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