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Cinetis, un voyage dans le temps

Par Patricia Meunier - Mis en ligne le 10.08.2011 à 11:12

La société valaisanne a inventé une technologie de numérisation des films accessible à tous. Un moyen de permettre aux gens de revivre leurs émotions.

Une bibliothèque encombrée de vieilles bobines poussiéreuses qui se côtoient avec des DVD neufs. Dans ce cadre de travail, Cinetis restaure tous les vieux films argentiques, du 8 mm au 35 mm, en les nettoyant et en les transférant sur un support numérique en haute définition.

L’occasion pour certains de ressortir de vieilles pellicules enfouies dans leurs souvenirs et d’en faire un DVD ou un Blue-ray. Et de revivre ainsi leurs émotions à des prix abordables (environ 300 francs pour une heure d’images en super-8 ou 8 mm).

«Hollywood adapte des pellicules sur DVD, mais cela coûte très cher. Selon notre étude, il existe entre 200 000 et 400 000 heures de films tournés en super-8 et 8 mm en Suisse. La demande est donc forte pour les traiter de manière professionnelle à un prix accessible pour les particuliers», explique Pierre Ihmle, président de Cinetis.

Des films flambant neufs. Installé dans le complexe du Centre du Parc à Martigny, Cinetis scanne les vieilles images. Quatre spécialistes de la numérisation et du montage retravaillent les anciens films à l’aide de logiciels créés par la société. Un opérateur les nettoie, les visionne, ajuste la colorimétrie et la luminosité pendant que la pellicule se déroule dans le scanner.

L’équipe est constituée de onze personnes qui se répartissent les activités entre production, développement de logiciels et administration. La société s’appuie sur les appareils de l’entreprise allemande MWA Nova pour scanner tous les formats, du 8 mm au 35 mm. Avec comme résultat un film rajeuni, une image stabilisée et des couleurs restaurées.

Sur les traces de Bolex.

Fondé en 2005, Cinetis est issu d’une rencontre. Celle de Pierre Ihmle et Jean-Pierre Gehrig. Le premier, géophysicien de formation, s’est spécialisé dans la création d’entreprise en travaillant notamment chez McKinsey et au sein de Venturelab.

Lorsqu’il découvre la technologie de numérisation de vieux films développée à la Haute Ecole spécialisée (HES) de Sion par Jean-Pierre Gehrig, ingénieur en informatique, il voit très vite le potentiel du produit.

«Un matin, j’ai lu un article sur l’entreprise Bolex, un fleuron suisse de l’industrie du film, un fabricant de caméras super-8 et 16 mm reconnu sur la scène internationale. J’ai compris alors comment créer un marché très rapidement, en associant notre technologie à une marque connue et existante en quête de revalorisation. Lancer le service Bolex Digital nous a permis de nous développer plus vite», explique Pierre Ihmle.

En mars dernier, Cinetis a obtenu un prix européen en multimédia au CeBIT de Hanovre, le premier salon mondial du marché numérique. Une distinction pour son modèle d’affaire et sa manière d’appréhender le marché. «Aujourd’hui, la société fête ses six ans et elle est rentable», relève encore son directeur.

En effet, elle restaure plus de 400 km de films par année et détient un portefeuille de 4500 clients, dont les 80% sont romands. Le solde est composé des médiathèques, d’archives, d’entreprises comme Omega ou, encore, de la Croix-Rouge.

Sur le plan international, la société collabore avec la Cinémathèque des Pays de Savoie et de l’Ain pour numériser des films sur les Alpes dans le cadre d’un projet européen. Le chiffre d’affaires n’est pas communiqué, mais les fondateurs espèrent atteindre le million très bientôt.

L’avenir: numériser pour le web. Pour se développer dans le futur, Cinetis cherche des distributeurs afin de toucher un public plus large, comme des entreprises multimédias ou des grands magasins.

Enfin, la société valaisanne travaille au développement d’un autre logiciel afin de proposer un support alternatif au DVD, au Blue-ray ou aux disques durs. «Les clients pourront accéder à et sauvegarder leurs films numérisés dans une zone privée sur le web», s’enthousiasme Pierre Ihmle. Un moyen de s’adapter à l’évolution des technologies et de surfer sur la vague des iPhone, des iPad et de la télévision en ligne.




Tags: Cinetis, numérisation film, Jean-Pierre Gehrig, Pierre Ihmle,

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Réaction de leli632
le 09.04.2012 à 00:01
Moi j'ai envoyé Super8, VHS et Diapo à la société...
 
Réaction de Client
le 13.09.2011 à 22:22
Cet article est plein d'erreurs. Cinetis pas a inventé n'importe...
 



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