PLANET HORIZONS TECHNOLOGIES Eau pure sans chimie Planet Horizons Technologies SA développe, produit et distribue des technologies innovantes pour l’eau potable, les eaux usées et les plans d’eau. Ses systèmes high-tech programmables traitent l’eau sans recourir aux produits chimiques grâce à un traitement physique par ondes électromagnétiques. Les applications sont multiples. Par exemple, le système peut être installé dans des bâtiments, des industries, des réseaux d’eau publics communaux, pour lutter contre le tartre et la corrosion dans les tuyauteries. Dans le maraîchage et l’élevage, la technologie enlève le biofilm et améliore les résultats agronomiques. L’irrigation, notamment dans le bassin méditerranéen, peut aussi bénéficier de cette technologie qui diminue le dosage de produits chimiques, d’engrais et prévient des dommages causés par le sel. La société, créée en 2004 par Walter Thut, est basée au TechnoArk de Sierre. Elle emploie actuellement 8 personnes et prévoit un chiffre d’affaires de 1,2 million de francs en 2009. La PME est active en Suisse, en Europe, ainsi qu’en Tunisie et au Maroc. En juin dernier, Planet Horizons Technologies a reçu le prix de la start-up européenne la plus prometteuse dans le domaine du cleantech. Le prix décerné par le Transatlantic Green Platform récompense la cinquième génération du produit Aqua-4D. POURQUOI LE VALAIS? Eric Valette, directeur technique: «Le fondateur Walter Thut résidait à Crans-Montana. Nous y avons installé nos bureaux la première année. Ensuite, le système The Ark est arrivé et nous avons rejoint le TechnoArk de Sierre.»
MIMOTEC SA De l’artisanat à l’industrie Mimotec SA a été cofondée en 1998 par Hubert Lorenz, ingénieur EPFL en microtechnique, à la suite de son travail de thèse. La société sédunoise est spécialisée dans la réalisation de composants, selon la technique LIGA (lithographie, galvanoplastie, électroformage) essentiellement destinée à l’horlogerie. Une branche pour laquelle Mimotec consacre 95% de son activité. La technique de Mimotec consiste à structurer des micromoules par illumination UV d’une résine spécifique. Le procédé permet la création de pièces d’une extrême précision. Par la suite, l’entreprise a aussi développé des applications non horlogères, dans le médical, dans les appareils de mesures en microtechnique et sciences des matériaux, ainsi que dans la microfluidique. La société, qui compte actuellement 24 collaborateurs, est en pleine expansion. Elle vient d’emménager dans une nouvelle usine en périphérie de Sion pour laquelle 10 millions de francs ont été investis. Selon son directeur, la nouvelle infrastructure permettra de tripler la production et d’augmenter la partie recherche et développement. La société a déjà créé une spin-off avec la manufacture Ulysse Nardin, Sigatec, qui produit des composants en silicium. POURQUOI LE VALAIS? Hubert Lorenz, directeur de Mimotec: «Notre premier client était basé dans le canton. En venant nous implanter à Sion, nous avons pu finaliser le produit en ayant la validation du concept à côté.»
SECU4 Contre les vols et les oublis Distinguées à plusieurs reprises, Secu4 SA appartient notamment à la sélection des 100 start-up les plus prometteuses du monde du magazine Red Herring. Etablie au TechnoArk de Sierre, la société commercialise depuis l’automne 2008 son premier produit, le BlueWatchDog. Il s’agit d’un système d’alarme personnel visant à sécuriser des objets de valeur, tels que des valises d’ordinateurs portables, des portedocuments, des sacs ou des bagages. Le système fonctionne via le téléphone portable en utilisant la connexion Bluetooth. La version iPhone devrait arriver à la fin de l’année. En outre, Secu4 étudie déjà d’autres applications reposant sur des systèmes de protection via des technologies sans fil. L’entreprise Secu4 a été lancée par des étudiants suivant l’option «Business Experience» à la HES-SO/VS. Dirigée par Ralph Rimet, un économiste de la HEG de Lausanne, Secu4 s’est transformée en SA en 2008. Elle compte à présent quatre employés et prévoit un chiffre d’affaires de près de 300 000 francs en 2009. A présent, la société s’attaque à la grande distribution. Elle a déjà vendu près de 10 000 pièces et pense en écouler 80 000 d’ici à la fin 2010. Déjà présente à la Fnac et chez Media Markt, la PME sierroise est en train de démarcher les aéroports et les compagnies d’aviation. Côté marché, Secu4 travaille avec la France et l’Allemagne et débute avec l’Angleterre. POURQUOI LE VALAIS? Ralph Rimet, CEO de Secu4: «J’ai découvert que le canton offre des conditions excellentes pour développer sa propre société. A l’avenir, certaines jeunes pousses valaisannes vont se développer à l’international.»
KEYLEMON Se connecter en souriant «Notre logiciel va remplacer tous les mots de passe qui sécurisent notre ordinateur, nos mails, nos réseaux sociaux. Et ce, seulement pour 20 dollars », affirme Gilles Florey, CEO de KeyLemon. Sa société a développé avec l’institut de recherche Idiap à Martigny un logiciel de reconnaissance faciale. Plus concrètement, grâce à une webcam reliée à un programme dans lequel le visage de l’utilisateur est enregistré, le système reconnaît les traits de la personne et débloque très rapidement l’accès à l’ordinateur. Après une première version gratuite (400 000 téléchargements), Keylemon a commercialisé un produit plus abouti en mars dernier ( 70 000 téléchargements). Lancée en mai 2008, la société emploie trois personnes. Elle affiche de nombreuses distinctions, dont le Red Herring Europe qui recense les cent entreprises technologiques les plus prometteuses du continent. POURQUOI LE VALAIS? Gilles Florey, CEO de KeyLemon: «J’ai suivi le programme d’entrepreneuriat de la HES-SO Valais qui permet d’amener une nouvelle technologie sur le marché. Ça m’a vraiment permis de me lancer.»
REDELEC Teindre sans polluer Spin-off de l’EPFZ créé en 2007 par David Crettenand, docteur en chimie, RedElec a développé une technologie électrochimique permettant d’effectuer des transformations redox (réduction ou oxydation). Une première application industrielle a été lancée avec l’industrie du denim: elle permet de teindre les jeans en évitant les composés chimiques polluants et en utilisant moins d’énergie. La société espère étendre son procédé à l’industrie du papier (blanchiment) et à la biotechnologie. RedELec a obtenu le prix Debiopharm en 2008.La société est basée au BioArk de Monthey pour la partie laboratoire et à Riddes pour l’atelier industriel. La jeune pousse emploie trois personnes. Elle vise un chiffre d’affaires de 25 millions de francs pour 2012, dont les deux tiers dans l’industrie du papier. Elle pourrait alors engager une trentaine de collaborateurs. POURQUOI LE VALAIS? David Crettenand, CEO de RedElec: «Je prévoyais de m’installer à Zurich ou à Lausanne. J’ai alors découvert, un peu par hasard, l’existence de The Ark et les possibilités qu’offrait le Valais pour héberger et encadrer les entreprises en démarrage. J’ai été assez surpris de constater que le canton était à la pointe.»
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