On le sait, les horlogers aiment à célébrer leur histoire ou les créations qui l’ont balisée. 2010 ne fait pas exception avec, à l’agenda notamment, les 150 ans de TAG Heuer, Chopard ou Panerai. Symboliques, ces commémorations permettent de multiplier les opérations marketing et publicitaires: livres, fêtes, collections ou montres anniversaires à la clé. Ainsi la première citée, qui, peu avare d’autocompliments, se proclame notamment «numéro un mondial des montres et chronographes de sport de prestige depuis 1860» - … ou encore… - légende de l’horlogerie suisse», annonce-t-elle la réédition de l’une de ses créations «les plus emblématiques»: le chronographe Silverstone. Lancée en 1974, la montre doit son nom au circuit de course éponyme qui, dès 1948, hébergea le Grand Prix de Grande-Bretagne ainsi que, en mai 1950, la course inaugurale du premier Championnat mondial de formule 1 de la FIA. Mieux encore, c’est sur ce circuit que nombre d’ambassadeurs de la marque, du baron de Graffenried (le premier) à Lewis Hamilton (l’actuel) en passant par Fangio, Siffert, Prost, Senna, Coulthard ou Hakkinen, ont connu l’ivresse de la victoire. On rappellera aussi que la Silverstone, avec son boîtier carré aux bords et aux angles arrondis et polis, ses petits compteurs, son cadran polychrome ou, encore, sa couronne à gauche et ses poussoirs à droite, orna également les poignets de Regazzoni et de Fittipaldi, alors ambassadeurs de la marque. Rappeler aussi son calibre: le célèbre Chronomatic calibre 11, premier mouvement automatique de chronographe avec microrotor, lancé en 1969 par Heuer, Dubois Dépraz, Breitling et Hamilton-Büren. Recherchée tant par les amateurs de design 1970 que par les collectionneurs, la Silverstone a marqué son époque. Sa réédition s’inscrit parfaitement dans cette nostalgie du «vintage».
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