Le communiqué du G20 signale, en pure langue de bois diplomatique, des dissensions entre les ministres des Finances et les dirigeants de banques centrales des grandes nations. Alors que les Etats-Unis plaidaient pour un soutien de la demande intérieure en Europe, au Japon et en Chine, afin d’étayer une croissance mondiale encore fragile, une majorité a estimé que les Etats devaient davantage songer à réduire leur déficit et maîtriser leur endettement. Les pays émergents prêteurs craignent d’être remboursés – s’ils le sont un jour – en monnaie de singe. Et les pays européens essaient de desserrer le nœud coulant de la dette publique qui menace de les étrangler. En fait de consensus, chacun fera comme il pourra pour trouver l’équilibre le moins dommageable pour son économie entre réduction des déficits publics et mesures de relance. Le projet de taxe sur les banques est passé à la trappe: ceux dont les établissements financiers n’avaient pas joué au jeu des subprimes et qui n’ont pas eu à solliciter leurs contribuables, refusant de pénaliser des banques encore saines. Volonté commune affichée: trouver un accord sur les régulations financières, pour une entrée en vigueur avant la fin de 2012. C’est un retour de fait à plus de chacun pour soi pour tenter d’emprunter la voie étroite entre déflation et future forte inflation. Il annonce des temps difficiles de volatilité des changes, des salaires et des prix des biens. Dans l’espoir d’éviter encore pire.
EN FAIT DE CONSENSUS, CHACUN FERA COMME IL POURRA.
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