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Couches lavables, le retour

Mis en ligne le 25.06.2009 à 00:00

A Genève, la boutique L’Envie de Fraises est la seule en Suisse romande à proposer avec conviction une dizaine de modèles. Bienvenue au Moyen Age?

L'Hebdo; 2009-06-25

Couches lavables, le retour

A Genève, la boutique L’Envie de Fraises est la seule en Suisse romande à proposer avec conviction une dizaine de modèles. Bienvenue au Moyen Age?

ÉCOLOGIE.

C’est la boutique qui fait froid dans le dos des féministes: alors que la couche jetable a constitué avec la pilule l’avancée majeure des femmes au XXe siècle, deux Genevoises venues de la mode et du spectacle, Emilie Thommen et Frédérique Schenker, font à l’enseigne de L’Envie de Fraises, sise rue des Battoirs 4, un carton avec le plus grand choix romand de couches... lavables.

Au départ boutique de jouets et d’habits de puériculture alternatifs, différents et éthiques, L’Envie de Fraises mène depuis deux ans une douce croisade pour ces obscurs objets du dégoût. Au départ, une prise de conscience écologique: «Entre sa naissance et ses deux ans et demi, un bébé produit une tonne de déchets non biodégradables et toxiques si on lui met des couches jetables! A la naissance de mon second enfant, j’ai franchi le pas», explique Emilie. En cinq ans, l’industrie de la couche jetable a fait un bond, avec de nombreux petits fabricants en France et Belgique notamment. Du coup, L’Envie de Fraises propose une dizaine de marques, dont, depuis peu, les canadiennes Applecheeks et les suisses Swilet. «Nous testons tout, en éliminant celles qui ne se sont pas satisfaisantes!» Côté avantages: des économies (on compte 2500 francs de frais de langes type Pampers contre 800 pour les lavables), de l’écologie, et de la mode: «Notre clientèle est hétéroclite, elle va des écologistes convaincus aux personnes défavorisées qui ne peuvent pas se permettre la couche jetable, en passant par les bobos qui s’y mettent parce que c’est à la mode.» Côté désagréments, des changements et des machines plus fréquents, un maniement des selles légèrement plus délicat. «Mais les couches lavables d’aujourd’hui n’ont rien à voir avec celles de nos grand-mères!»

Les couches lavables, l’avenir de la couche? «Ici, j’espère. Mais par contre, hélas, les pays du Sud se mettent aux langes jetables...» IF

PROGRÈS OU BOULET?

La partie absorbante d’une couche lavable est faite de tissu, chanvre, bambou ou coton.





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