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Car il n’existe aucun outil national. «Il n’y a ni directives ni instance pour réguler l’offre, remarque Caroline Knupfer. Il faudrait une coordination fédérale.» Or, les crispations qu’a déclenchées le plan scolaire HarmoS augurent du pire.
La fin du gardiennage. Surtout que cette démarche n’a rien d’anodin: elle modifierait l’essence même de la mission attribuée aux structures d’accueil. «Aujourd’hui, les crèches sont perçues comme une prestation aux parents, pour concilier vie familiale et professionnelle. Personne ne se risque à énoncer une mission pour les enfants!» se désespère Jean-Baptiste Dumas, directeur de l’Ecole supérieure en éducation de l’enfance (IPgL). Le pédagogue monte actuellement un collectif vaudois des professionnels de la petite enfance, l’EAJE, qui luttera contre cette vision de gardiennage.
Si d’instinct, le versant instructif des crèches séduit, il soulève des problèmes. «Qu’en sera-t-il des autres enfants, élevés juste en famille?» questionne Philippe Lavanchy, chef de la Protection de la jeunesse vaudoise. La crainte de créer une différence de niveau à l’entrée de l’école doit être prise en compte, surtout qu’il est hors de question de rendre la crèche obligatoire. «Fixera-t-on aux parents des objectifs d’apprentissage?» conjecture Philippe Lavanchy. Le spectre d’une ingérence de l’Etat, décrié comme totalitaire dans ce genre de cas, rôde déjà.
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