Hommages à Nicolas G. Hayek
De Tokyo à Lausanne, quatre regards
Mis en ligne le 30.06.2010 à 16:40
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NICOLAS G. HAYEK ET LE JAPON
PAR GEORGES BAUMGARTNER, JOURNALISTE
Au Japon, Nicolas G. Hayek se cachait derrière ses stars de Hollywood pour mieux vendre ses montres. Pourtant, sa disparition ne passe pas inaperçue dans l’empire de Seiko et de Citizen. Les médias évoquent sa mort: aucun autre industriel ne susciterait le même intérêt dans un archipel où la face la plus visible de la Suisse se limite à Roger Federer.
Même pris à l’improviste, Shinji Hattori, président de Seiko Watch et membre de la famille fondatrice de l’entreprise, a eu la gentillesse de prendre le temps de nous parler de Nicolas G. Hayek, son principal rival.
«Au nom du groupe Seiko, j’aimerais présenter mes condoléances à la famille de Nicolas G. Hayek et exprimer mon admiration pour tout ce qu’il a accompli pour l’industrie horlogère», déclare en préambule le patron du premier groupe horloger nippon.
«L’avez-vous connu?
Non. Bien que je n’aie pas eu le privilège de le rencontrer en personne, j’ai le sentiment de l’avoir toujours connu parce que son dynamisme, sa vitalité, son génie étaient si évidents dans tout ce qu’il effectuait. L’on se souviendra du nom de Nicolas G. Hayek pour toujours.
Quel est, selon vous, son accomplissement le plus important?
Ses succès avec Swatch et son groupe parlent d’eux-mêmes. Mais je voudrais exprimer ma conviction que toute l’industrie horlogère a une énorme dette de gratitude envers Nicolas G. Hayek pour sa contribution unique à la santé de notre industrie dans son ensemble. Plus que quiconque dans l’histoire, il n’a cessé de mettre en évidence les montres dans les médias et les artères du luxe à travers le monde. Sans son énergie et sa passion, l’industrie ne serait pas aussi vibrante qu’elle ne l’est aujourd’hui. Et dans ce sens, Seiko lui doit beaucoup et je suis fier de le déclarer.»
Shinji Hattori sait bien que Seiko et Swatch sont rivaux, tout comme les industries horlogères suisse et japonaise. Mais les deux groupes partagent un intérêt commun: s’assurer que la qualité des produits reste élevée. Et bien que les chemins de Shinji Hattori et de Nicolas G. Hayek ne se soient jamais croisés, il est permis de les imaginer, même dans l’audelà, désormais, très proches l’un de l’autre.
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