ACTUALITÉ
BON POUR LA TÊTE

ACTUALITÉ

ÉCONOMIE & FINANCE

SOCIÉTÉ

POLITIQUE

ÉCOLOGIE

RÉACTIONS

CULTURE

DOSSIERS

PERSONNALITÉS

ENTREPRISES

MIX & REMIX

GUIDES

FORMATION

INTERVIEWS

BLOGS

TV

IPAD

HOME > ACTUALITÉ >  Réduire la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer l'article

Décryptages. Les non-dits font les bons amis

Par Geneviève Brunet - Mis en ligne le 23.09.2009 à 14:02

Toute la différence entre les problèmes dont on cause et ceux pour lesquels on croise les doigts.

A la veille du G20, tous les futurs participants à cette grand-messe des décideurs font assaut de bonne volonté apparente pour trouver un terrain d’entente. Le maintien de la confiance dans le retour de la reprise économique – partout claironné depuis des semaines – est à ce prix. Les politiciens se doivent d’afficher leur unité: regards clairs ou foncés fixés de concert sur la ligne d’horizon du «Tout ira mieux demain». Le système financier international est sorti des soins intensifs. Il s’agit maintenant de prescrire les médications préventives aptes à éviter à l’avenir l’accident fatal. Et chacun d’essayer poliment de favoriser les «solutions» les moins douloureuses pour lui. Les Etats-Unis jurent ainsi la main sur le cœur – pas celui du système global, qui se remet difficilement de la série d’électrochocs l’ayant ressuscité, mais celui des banques of America – qu’un coussin de fonds propres plus épais permettrait d’éviter les risques de faillites. Logique: les banques d’outre-Atlantique n’ont pas encore mis totalement en application Bâle II, ce complexe mode de calcul des fonds propres en fonction des risques de crédits, de marchés ou opérationnels; elles ne valorisent pas de la même manière le détail de leur bilan; elles ont été massivement recapitalisées et, cerise sur le gâteau des avantages comparatifs, les entreprises américaines se financent bien plus volontiers que leurs homologues européennes directement sur les marchés des capitaux, alors que les PME de chez nous frappent plutôt à la porte de leur banquier pour obtenir de l’argent frais. Un coup de frein aux possibilités de prêts aurait donc plus d’effet sur la croissance européenne qu’américaine. Les bonus, en revanche, concentrent à Wall Street les traders attirés par l’odeur de l’argent. A l’heure où il se fait déjà traiter de socialiste dans sa tentative de réforme de la couverture santé, Barack Obama n’est pas prêt de céder aux Européens sur ce point. Si ce n’est en façade: d’accord pour un étalement dans la durée, mais pas question de plafonner ces énormes primes. Grands arbitres potentiels, la Chine et le Brésil sont étonnamment discrets. Et pour cause: ils s’inquiètent d’un éventuel effondrement du dollar et surveillent les déséquilibres commerciaux entre la Chine et les Etats-Unis, tout comme le change entre le yuan et le dollar. De là à en parler très largement à Pittsburgh, il y a toute la différence entre les problèmes dont on cause et ceux qu’on essaie de résoudre en croisant les doigts pour que le timing le permette sans nouvelle crise majeure... A l’exemple de la création de chambres de compensation pour dérivés, dont les fameux CDS, censées remplacer en partie les actuels énormes marchés de gré à gré. Un thème aussi crucial que technique, mais nettement moins sexy que les bonus.




Tags: Chronique, décryptages, Geneviève Brunet, finances,

Partager: Partager sur Facebook Partager sur Delicious Ajouter aux favoris Google Ajouter aux favoris Yahoo! Partager sur Twitter Partager sur Yahoo Buzz Partager sur Myspace   Aller en haut de page Haut de page




Inscrivez-vous à notre newsletter afin de recevoir en primeur le sommaire de la semaine ainsi que nos offres spéciales.


ACTUALITÉ
Vague de froid: une vingtaine de bateaux au fond du lac à Genève
Le froid et la bise qui glacent Genève depuis une semaine ont fait couler une vingtaine de bateaux alourdis par...


ACTUALITÉ
 Edito. Le cancre vaudois
Qu’on rêve d’un poste de conseiller fédéral, d’une carrière de grand banquier ou d’un job de chauffeur de bus dans...
ACTUALITÉ
 Jeffrey Owens. 'La volonté politique de combattre les pratiques fiscales dommageables perdure.'
Vendredi 25 septembre, le G20 de Pittsburgh se termine. Sans la Suisse. Si cette dernière brille par son absence, elle...
ACTUALITÉ
 Rapport de l'ONU sur la guerre à Gaza. Israël torpille les enquêteurs
La journée sera chaude mardi 29 septembre pour Aharon Leshno Yaar, ambassadeur d’Israël aux Nations Unies à Genève. Le rapport...
ACTUALITÉ
 Le premier satellite suisse
A l'écran, le compte à rebours indique: - 00 00 40 12. Ce mercredi 23 septembre à 7h40, dans la salle...
ACTUALITÉ
 Grâce et Disgrâce. La démocatie des caprices
La Suisse crevote, épuise doucement ses meilleures énergies, engoncée dans ses frontières intérieures surannées, qui condamnent tout dynamisme et toute...
ACTUALITÉ
 La chronique de Jacques Pilet. L'épisode qui fait honte
La reprise, vraiment? Au-delà de l’esbroufe boursière, qu’en penser? Sourires et grimaces sont inégalement répartis.Quelques banquiers ont des aigreurs d’estomac...
ACTUALITÉ
 Mix&Remix
ACTUALITÉ
 Ne partons pas fâchés
Nous avions déjà, dans le hit-parade des sujets capables de vous gâcher n’importe quel repas entre amis: la corrida, l’allaitement...
ACTUALITÉ
 Point final. Le suicide à la mode
Savoir si la vie vaut ou non la peine d’être vécue lorsqu’on travaille à France Télécom, c’est la question qui...
ACTUALITÉ
 Faire rebondir les chômeurs
Un programme baromètre de l’emploi des jeunesLes jeunes chômeurs disposent, comme les apprentis, de leur programme sur mesure pour se...
12