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Par Chantal Tauxe - Mis en ligne le 11.07.2012 à 12:55 |
Jusqu’à samedi, ils étaient 20 sur les 115 que la Suisse a connus depuis 1848. Vingt anciens conseillers fédéraux à la retraite. Deux autres seulement, Rudolf Friedrich et Alfons Egli, en jouissaient depuis plus longtemps que lui. En décembre, Leon Schlumpf, 87 ans, aurait atteint les vingt-cinq ans de retraite, tout comme celui qui a quitté le gouvernement en même temps que lui, le Neuchâtelois Pierre Aubert. Dans les annales de L’Hebdo, Leon Schlumpf est resté comme «le conseiller fédéral qui n’existe pas». Un portrait féroce, tracé par notre chroniqueur Pierre-André Stauffer en avril 1986, qui soulignait les carences du ministre. A le relire aujourd’hui, on saisit mieux le destin d’un honnête homme, devenu ministre des Infrastructures à une époque où la Suisse n’avait pas encore compris que son avenir et les conditions de sa prospérité se jouaient dans ce département-là. «Conseiller fédéral qui n’existe pas», la formule est cruelle, mais n’a hélas pas fini de servir. Pour quelques femmes ou hommes d’Etat brillants à Berne, combien de ministres ternes, sans vision ni réel bilan. Le Grison a joué un rôle clé dans la création de l’UDC en 1971. Il a été une des chevilles ouvrières de la fusion entre les démocrates grisons et le PAI (Parti des paysans, artisans et bourgeois). L’UDC n’a pourtant pas rendu hommage à ce père fondateur, dernier ministre UDC qui n’ait pas souffert pendant son mandat (1979-1987) des turbulences blochériennes. Pour le premier parti de Suisse, Leon n’est plus que le père de la «traîtresse» Eveline, qui a permis en 2007 l’éviction de Christoph Blocher. |









