Descartes assassiné?
Selon un universitaire allemand, le philosophe ne serait pas mort d’une pneumonie.
POLÉMIQUE. René Descartes n’aurait pas succombé à une pneumonie en 1650, dans une chambre glaciale du palais royal de Suède où il séjournait. Professeur de philosophie à l’Université d’Erlangen, en Bavière, Theodor Ebert vient de publier en Allemagne un livre (non encore traduit) dans lequel il entend démontrer que le père du cartésianisme aurait été assassiné. Der rätselhafte Tod des René Descartes (Alibri Verlag) résulte de longues fouilles dans les archives, à Paris comme à Stockholm, et va jusqu’à donner le nom de l’assassin. Il s’agirait de François Viogué, un missionnaire catholique envoyé dans les pays scandinaves et qui aurait empoisonné le philosophe en lui faisant absorber une hostie empoisonnée à l’arsenic. Mobile du crime: trop librepenseur et hostile au rite catholique de la transsubstantiation, qu’il tenait pour une superstition, l’auteur du Discours de la méthode aurait risqué de compromettre la conversion de la reine Christine de Suède au catholicisme.
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