Quelles sont les dettes qui ne pourront pas être remboursées ou ne le seront que partiellement? Question clé pour apprécier l’ampleur de la deuxième vague de la crise. Celle qui, partant des difficultés de l’économie dite réelle, va affecter les banques en retour par le biais des défauts de paiement sur crédits. La demande d’un moratoire sur la dette de Dubai World par l’émirat le plus symbolique du boom immobilier et financier dans le Golfe constitue un sérieux coup de semonce. Même les Etats soignent ces temps leurs maux de dette par de nouvelles dettes... Les plus fragiles pourraient être incapables de tout rembourser dans les délais prévus. Conséquence: les nouveaux prêts qui leur seront accordés seront plus chers, faisant dégringoler la valeur d’obligations gouvernementales précédemment émises. Les entreprises peinent aussi à rembourser des dettes contractées au prix fort pour parvenir à séduire des investisseurs boudant le risque. Autant de pertes potentielles nichées dans les bilans des banques. Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI qui n’a pas pour vocation d’éteindre la fragile confiance dans le potentiel de reprise économique, vient de chiffrer à 50% le niveau global des pertes pas encore dévoilées par les banques. Ce rouge à venir devrait être plus vif en Europe. Eponger progressivement les énormes dettes du monde - frein à une vraie reprise - constituera un test crucial pour la coopération planétaire et notre prospérité à venir.
AUTANT DE PERTES À VENIR DANS LES BILANS DES BANQUES.
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