Décryptages
Devenir UCITS IV compatibles
Marchés volatils, changes turbulents et pressions sur le secret bancaire mettent déjà les banquiers suisses à rude épreuve. Un autre danger pointe pourtant: l’entrée en vigueur, le 1er juillet 2011 dans les pays communautaires, de la directive UCITS IV. Soit la quatrième mouture de la directive sur les placements collectifs de capitaux. En pleine crise, les décideurs européens n’ont pas renoncé à leur objectif de réaliser un grand marché unifié des produits d’investissement. UCITS IV représente un énorme pas dans cette direction: un seul vrai passeport européen permettra de commercialiser un fonds de placement dans les 27 pays membres avec une simple annonce aux différentes autorités de régulation, de gérer dans un seul lieu des produits vendus partout, de fusionner les fonds de plusieurs pays pour réaliser des économies d’échelle. D’ici peu, une banque pourra ainsi piloter depuis un seul lieu ses fonds de placement destinés à toute l’Europe. Voire au monde, le label UCITS étant très prisé en Asie et Moyen-Orient. Alors que certains, dans l’Union européenne, rêvent déjà d’une UCITS V incluant les hedge funds, fonds de hedge funds et Private Equity, l’industrie suisse des fonds de placement doit se ménager le meilleur accès possible à ce grand marché en voie de concrétisation rapide.
UN AUTRE DANGER POINTE: L’ENTRÉE EN VIGUEUR D’UCITS IV.
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