ACTUALITÉ
BON POUR LA TÊTE

ACTUALITÉ

ÉCONOMIE & FINANCE

SOCIÉTÉ

POLITIQUE

ÉCOLOGIE

RÉACTIONS

CULTURE

DOSSIERS

PERSONNALITÉS

ENTREPRISES

MIX & REMIX

GUIDES

FORMATION

INTERVIEWS

BLOGS

TV

IPAD

HOME > ACTUALITÉ >  Réduire la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer l'article

Dominique Plihon: «Le temps est venu de socialiser les banques»

Par Philippe Le Bé - Mis en ligne le 29.01.2009 à 06:00

Crise bancaire. Selon le professeur d’économie Dominique Plihon, la débâcle des banques britanniques préfigure un bouleversement du système bancaire européen.

Le système bancaire britannique prend l’eau de toutes parts. Avec une perte probable de plus de 30 milliards d’euros, la vénérable Royal Bank of Scotland est désormais contrôlée à 70% par l’Etat. On s’attend à ce qu’elle soit entièrement nationalisée, à l’instar des autres banques du Royaume-Uni qui, depuis octobre 2008, n’en finit plus de voler au secours de ses banques en détresse. Professeur d’économie financière à l’Université de Paris XIII, président du conseil scientifique du mouvement altermondialiste Attac, Dominique Plihon constate l’émergence d’un nouveau paysage bancaire européen.

La vague de nationalisation des banques britanniques est-elle inévitable?

Sans aucun doute. Si les Britanniques veulent éviter un effondrement de leur système bancaire, ils n’ont pas le choix. La recapitalisation de leurs banques passant par une prise de participation majoritaire de l’Etat est une nécessité absolue. Cela dit, il y a de quoi s’interroger sur la notion même de nationalisation.
Il y aurait donc de bonnes et de mauvaises nationalisations?
Regardez la France. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale puis sous l’ère Mitterrand au début des années 80, les banques ont été nationalisées. Il faut bien admettre que le bilan est mitigé. Certes, les banques ont pu se restructurer dans l’intérêt général. Mais il y a eu de graves erreurs de gestion. L’expérience malheureuse du Crédit Lyonnais, qui a coûté aux Français la bagatelle de 25 milliards de francs suisses, est un triste exemple. Si la nationalisation s’avère indispensable, il convient ensuite de très vite passer à un meilleur contrôle démocratique des banques.
 
De quelle manière?

Par la socialisation du système bancaire ainsi que du pôle financier. Cela signifie qu’à côté de l’Etat et des actionnaires privés, s’il y en a encore, les salariés et les clients de la banque doivent pouvoir jouer un rôle actif dans le contrôle de leur établissement.
 
Comment expliquez-vous que le modèle bancaire britannique soit le plus touché en Europe?

Au Royaume-Uni, la prise de risque a été énorme, le niveau d’endettement des ménages particulièrement élevé. L’Europe continentale est un peu moins atteinte. Si, par nécessité, les Britanniques mettent en place un système bancaire très ambitieux, ce dernier pourrait bien faire école dans les autres pays européens, le moment venu. La création monétaire et le financement doivent être considérés comme un bien public. Il n’est plus possible de les laisser aux mains d’acteurs qui prennent leurs décisions en fonction d’intérêts strictement privés. Et qui se comportent en spéculateurs et en prédateurs.
 
UBS et Credit Suisse échapperont-elles à cette évolution?

Les deux grandes banques suisses sont bien mal en point. L’interdépendance entre la Suisse et l’Europe est telle qu’on voit mal comment la première pourrait rester à l’écart d’une vague de fond.




Partager: Partager sur Facebook Partager sur Delicious Ajouter aux favoris Google Ajouter aux favoris Yahoo! Partager sur Twitter Partager sur Yahoo Buzz Partager sur Myspace   Aller en haut de page Haut de page




Inscrivez-vous à notre newsletter afin de recevoir en primeur le sommaire de la semaine ainsi que nos offres spéciales.


ACTUALITÉ
Vague de froid: nouveau week-end sibérien - amélioration en vue
Promeneurs sur le lac de Thoune Keystone
La Suisse a enregistré des températures glaciales pour le troisième week-end consécutif. Dans la nuit de samedi à dimanche, le...


ACTUALITÉ
 Edito. Chacun cherche son plan...
Au gouvernement comme à la tête des entreprises, on trouve deux types de dirigeants. Ceux qui révèlent leurs talents quand...
ACTUALITÉ
 Impôts: Comment payer moins
Comme chaque année, les déclarations d’impôts ont été ou vont être envoyées par le fisc. Les «douloureuses», comme on dit....
ACTUALITÉ
 Horlogerie, 2009 sera bien plus difficile que prévu
Ouf! La grande foire horlogère de Genève n’a pas été la catastrophe annoncée, le SIHH a fermé ses portes et...
ACTUALITÉ
 Du gaz à Gaza: un autre éclairage sur la guerre
Et si la récente offensive de Tsahal à Gaza n’était pas mue que par la volonté d’Israël de «combattre le...
ACTUALITÉ
 Bienvenue au pays des stabilisateurs
Mardi, le Parlement nippon votait une relance de 62,2 milliards de nos francs. Mardi toujours, la chancelière allemande, Angela Merkel,...
ACTUALITÉ
 Petit plan suisse sur la comète
«L’entrepreneur est seul à faire face à ses difficultés. Si les choses tournent mal, personne ne lui viendra en aide.»...
ACTUALITÉ
 Et vous, vous avez un plan?
De petits pas. Voilà de quoi est faite la politique anti-crise du Conseil fédéral. Et sa ministre de l’Economie, Doris...
ACTUALITÉ
 Les Roms, un faux problème
Poussés par la précarité chez eux, les Roms sont de retour dans nos rues. Ils ont relancé sans le vouloir...
ACTUALITÉ
 SOS, banque du sperme en crise
Ne vous inquiétez pas si, vous aussi, vous vous faites interpeller sur le trottoir par une accorte infirmière qui souhaite...
ACTUALITÉ
 La broderie de Saint-Gall à la conquête du monde
La robe fourreau jaune de Michelle Obama, signée de la styliste américaine d’origine cubaine Isabel Toledo, a fait le tour...
1234