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Le mystère du Forestay. En 2006, Stefan Banz et Caroline Bachman, un couple d’artistes suisses installés à Cully à côté de la maison natale de Caroline, se plongent dans une réinterprétation sur toile de Etant donnés dans le cadre d’une série intitulée Painting with a Beatle. Fascinés par l’œuvre, ravis de se savoir si proches de sa source d’inspiration, ils se rendent compte non seulement que le lien entre Etant donnés et le Forestay est quasi inconnu, mais que personne ne s’est jamais demandé pourquoi cette cascade précisément avait inspiré Duchamp. «L’information n’était parue qu’une seule fois dans le catalogue d’une rétrospective Duchamp à Venise en 1993», se souvient Stefan Banz. «C’était un secret bien gardé qui méritait que l’on s’y arrête.» Ni une ni deux, ils lancent leur propre enquête. «Duchamp lui-même n’a jamais évoqué Chexbres en lien avec Etant donnés. Qui avait fait ce lien? Comment? Il nous fallait le découvrir.» Convoquant du 6 au 9 mai à Cully la fine fleur des spécialistes mondiaux de Duchamp, ils se lancent dans l’organisation d’un symposium intitulé «Marcel Duchamp and the Forestay Waterfall», doublé d’une exposition, d’un concert, d’une intervention de Roman Signer et d’une publication à venir chez l’éditeur d’art JRP Ringier – avec excursion à la cascade en petit train des vignes.
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