La France s’est engagée à ne pas solliciter l’entraide administrative de la Suisse sur la base des données contenues dans le fichier dérobé à HSBC. Et pour cause: si le fisc hexagonal a déjà le nom de ses adeptes de l’évasion fiscale inscrit sur cette liste, celui de leur banque et le montant déposé, il ne lui reste pas grand chose à demander! D’autres pays pourraient se montrer tout aussi polis, en renonçant à une requête aussi provocante qu’inutile auprès de Berne sur la base de fichiers volés: ceux qui obtiendront de la France les données concernant leurs contribuables. Le ministre français du Budget n’exclut pas de communiquer à des pays qui en feraient la demande les informations en sa possession. Avec l’Allemagne, il ne s’agirait d’ailleurs que d’un échange de bons procédés puisque Berlin avait – à l’époque du listing acheté à un informateur du Liechtenstein – transféré les données aux fiscs de pays amis. Dès lors, se déclarer satisfait, comme l’a fait Hans-Rudolf Merz, tient de la tentative de diversion. Peut-être pour éviter de répondre à quelques questions gênantes: que contient exactement le fichier récupéré par Berne? Est-il possible, pour chaque client, de connaître le montant déposé et la banque gestionnaire? Combien de noms la France détientelle; de quelles nationalités? Combien de banques sont concernées; pour quel montant déposé?
SE DÉCLARER SATISFAIT TIENT DE LA TENTATIVE DE DIVERSION.
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